Lors du procès de l'affaire Martinez Zogo, l'ancien directeur général de la DGRE, Léopold Maxime Eko Eko, a déclaré devant le Tribunal militaire de Yaoundé qu'il faisait l'objet de menaces de mort.
On se croirait dans une série américaine : House of Cards, Scandal ou 24 heures chrono. Sauf qu’ici, il ne s’agit pas d’une fiction. La scène se déroule au Cameroun, au cœur de l’un des procès les plus sensibles de ces dernières années.
Le 13 juillet 2026, devant le Tribunal militaire de Yaoundé, Léopold Maxime Eko Eko, ancien Directeur général de la Recherche extérieure (DGRE), a lancé cette phrase glaçante :
« Je reçois des menaces de mort. »
L’ancien patron de la DGRE a ainsi affirmé être menacé de mort, sans toutefois en identifier publiquement l’origine.
Mais selon des informations confidentielles transmises par des sources proches du dossier, l’auteur présumé de ces menaces serait Martin Stéphane Savom, poursuivi pour complicité d’assassinat et de torture dans l’affaire Martinez Zogo.
Le nom de Martin Savom ne surgit pourtant pas aujourd’hui par hasard. Le 5 janvier 2026, en pleine audience, Eko Eko avait déjà demandé au Président du Tribunal d’empêcher Savom de s’approcher de lui et de le toucher, déclarant devant la juridiction :
« Je souffre à cause de lui. »
Le Tribunal avait alors pris des dispositions pour séparer les deux accusés.
Plusieurs publications présentent par ailleurs Martin Savom comme un proche collaborateur ou un protégé de Ferdinand Ngoh Ngoh, Ministre d’État, Secrétaire général de la Présidence de la République.
Alors, plusieurs questions taraudent les esprits :
Pourquoi ces menaces surgiraient-elles précisément au moment où les expertises techniques présentées devant le Tribunal semblent écarter tout lien direct entre Eko Eko, la torture et l’assassinat de Martinez Zogo ?
Outre Martin Savom, désigné par nos sources comme l’auteur présumé de ces menaces, qui d’autre aurait intérêt à intimider Eko Eko ou à le réduire au silence ?
Lorsqu’un ancien patron des renseignements affirme craindre pour sa vie au cours d’un procès pour assassinat, ce n’est plus un simple détail d’audience : c’est une alerte d’État.
La vérité sans détour.
Minkana









