Actualités of Monday, 5 October 2026
Source: www.camerounweb.com
La femme est la pomme de discorde entre la victime et le bourreau. Les deux hommes se battaient pour la même personne. La conséquence a été fatale pour l’une d’elles.
Le gendarme Medouane Bisse Jorel est mort. Il était en fonction dans la région du Nord-Ouest emprunte à la guerre entre les combattants séparatistes et les éléments de l’armée nationale.
Jorel a été retrouvé abattu. On lui a tiré une balle dessus selon l’apparence visuelle que donne la dépouille.
Très vite, des questions ont été posées aux personnes qui le côtoient. Dans ces genres de situation, ce sont les gens proches du défunt qui peuvent signaler quelque chose, la victime elle-même étant muette à jamais.
Selon ses collègues qui ont souhaité se confier dans un total anonymat, l’homme en tenue a été exécuté par son supérieur. L’homme qu’il servait, et aux paroles de qui il disait tout le temps « à vos ordres », a décidé de lui ôter la vie.
Qu’est-ce qui s’est donc passé pour qu’ils en arrivent jusque-là ? Des personnes appartenant au même corps de l’armée qui sont en froid jusqu’à ce que la mort survienne pour l’une d’entre elle, c’est assez rare pour être souligné.
D’après les confidences des autres gendarmes, Jorel était en conflit avec son chef pour une histoire de femme. Ils aimeraient la même femme, chacun étant prêt à tout pour la garder et ne pas la laisser à l’autre.
Le supérieur, toujours selon le récit des témoins, a commencé ces derniers jours par sentir qu’il perdait du terrain sur le "dossier", la femme désirée se rapprochant davantage du subalterne. Celui-ci était donc devenu sans le savoir une cible à abattre et un adversaire à éliminer par le patron.
Ce qui semblait être une légère menace au début, à peine voilée même, a fini par devenir un crime. Jorel est mort. La femme et le supérieur, eux, sont en vie.