Actualités of Wednesday, 7 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Le Conseil national de la communication sort fragilisé de l'épisode Vision 4, estime Jeune Afrique. Le magazine reconstitue une séquence de six jours qui a mis face à face le régulateur et le gouvernement.
Tout part, rapporte Jeune Afrique, du courrier du ministre René Emmanuel Sadi du 2 octobre. Le magazine note que le ministre a aussi mis en demeure les responsables de la chaîne de respecter les sanctions visant les trois journalistes, sous peine de sanctions administratives et juridiques. Selon le magazine, Martial Owona n'est pas apparu le 6 octobre dans le talk-show qu'il coanime chaque matin.
Le CNC, lui, a campé sur ses positions. Jeune Afrique relate qu'il a introduit le 2 octobre un pourvoi en annulation du sursis accordé par le tribunal administratif. Le 6 octobre, il a de nouveau demandé aux opérateurs de retirer le signal, en rappelant par la voix de son président, Joseph Chebongkeng Kalabubsu, qu'il est « une autorité administrative indépendante de régulation » et qu'il n'est nullement placé sous la tutelle du ministère de la Communication.
Le magazine pose alors la question qui flottait dans les cercles du pouvoir : le tribunal allait-il donner raison au CNC et contredire le ministre, ou l'inverse ? Le même jour, le Conseil a pourtant fait marche arrière, en annonçant demander la remise du signal « dans l'esprit d'un traitement apaisé du dossier ».
Jeune Afrique révèle ce qui, selon ses informations, explique ce retournement : une intervention du Premier ministre, Joseph Dion Ngute, qui avait reçu le CNC en audience quelques heures plus tôt. Le magazine conclut à un régulateur affaibli, après avoir été désavoué par un ministre puis ramené à la raison par le chef du gouvernement.