Énergie, mines, transport, numérique et logistique composent une vitrine impressionnante. La vraie mesure du rapprochement viendra des contrats bouclés, des garanties obtenues et des emplois créés.
Le Cameroun et les États-Unis ont identifié près de 7 milliards de dollars d’opportunités d’investissement, de commerce et d’expansion de projets existants. L’annonce résulte du Dialogue économique et commercial bilatéral tenu à Yaoundé à la fin du mois d’août.
Le portefeuille couvre l’énergie, les mines, les transports, les technologies, la forêt et la logistique. Le projet hydroélectrique de Grand Eweng, porté par l’entreprise américaine Hydromine, figure parmi les dossiers les plus lourds. Sa valeur est présentée autour de 3 milliards de dollars et sa puissance projetée autour de 1 080 MW.
Une liste d’opportunités n’est toutefois ni un engagement bancaire ni un investissement déjà réalisé. Chaque projet doit franchir les étapes de faisabilité, d’évaluation environnementale, de partage des risques, de financement et de commande publique. Pour les grands barrages, l’indemnisation des communautés et la viabilité du réseau électrique sont aussi centrales que le chantier.
Le suivi annoncé à travers des groupes de travail sera déterminant avant la prochaine rencontre prévue aux États-Unis en 2027. Pour éviter l’effet catalogue, les partenaires devraient publier un tableau de bord séparant projets à l’étude, accords signés, financements sécurisés et montants effectivement décaissés.









