Le Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNES) a décidé de durcir son mouvement de revendication, dénonçant l'absence de réponse du gouvernement à plusieurs préoccupations du corps enseignant.
Le climat social reste tendu dans les universités publiques camerounaises. Réuni en session extraordinaire par visioconférence le 28 juillet 2026, le Bureau Exécutif National du Syndicat National des Enseignants du Supérieur (SYNES) a décidé de durcir son mouvement de revendication face à ce qu’il considère comme une absence de réponse du gouvernement à plusieurs préoccupations majeures du corps enseignant.
Dans un communiqué signé par la Secrétaire générale du SYNES, Pr Wogaing Fotso J., le syndicat indique avoir examiné le suivi du mot d’ordre de grève lancé le 20 juin 2026 ainsi que la persistance de plusieurs difficultés affectant le fonctionnement de l’enseignement supérieur.
Des revendications qui s’accumulent
Le SYNES dénonce notamment le non-paiement des allocations spéciales destinées à la modernisation de la recherche, portant sur le quatrième trimestre 2025 ainsi que sur les premier et deuxième trimestres de l’année 2026.
Le syndicat évoque également la question de la dette académique, l’accumulation des impayés dans certaines universités, les difficultés liées à la mise en œuvre de la nouvelle politique et des nouveaux programmes de formation dans les Écoles normales supérieures, ainsi que les conditions d’insécurité auxquelles sont confrontés les enseignants exerçant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Le communiqué fait aussi état de l’absence de subventions de l’État destinées aux établissements et grandes écoles des universités publiques.
Le ministère mis en cause
Le Bureau Exécutif National déplore ce qu’il qualifie de silence persistant du ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, estimant que cette situation traduit un manque de dialogue social et compromet la gouvernance universitaire ainsi que le climat social au sein des établissements.
Pour le syndicat, le retard dans le paiement des allocations constitue une précarisation inacceptable des enseignants du supérieur.
Boris Bertolt










