Actualités of Tuesday, 13 January 2026
Source: www.camerounweb.com
Le président du Front des Démocrates Camerounais (FDC), Dénis Emilien Atangana, sera entendu ce mardi 13 janvier 2026 par le Conseil Constitutionnel dans le cadre de son recours contestant l'obligation de l'attestation de conformité fiscale pour les candidatures aux élections législatives et municipales. Cette audience publique, qui se tiendra à 11h30 au Palais des Congrès de Yaoundé, pourrait redéfinir les conditions d'éligibilité pour les scrutins à venir.
Le Conseil Constitutionnel s'apprête à examiner un recours qui pourrait bouleverser l'architecture du processus électoral camerounais. Ce mardi 13 janvier 2026 à 11h30, la haute juridiction constitutionnelle entendra Dénis Emilien Atangana, président du Front des Démocrates Camerounais (FDC), dans le cadre de sa contestation de l'attestation de conformité fiscale (ACF) exigée pour les candidatures aux élections législatives et municipales.
Dans un communiqué de presse-radio rendu public ce dimanche, le président du FDC a officiellement notifié l'opinion publique et l'ensemble des acteurs du processus électoral de la tenue de cette audience cruciale. Le recours porte sur deux points essentiels : l'annulation de l'obligation de l'attestation de conformité fiscale dans les dossiers de déclaration de candidature et le maintien du certificat d'imposition ou de non-imposition comme seul document fiscal requis.
Cette initiative juridique du FDC intervient dans un contexte où de nombreuses voix s'élèvent contre ce qu'elles considèrent comme des obstacles administratifs destinés à écarter certains candidats du processus électoral. L'attestation de conformité fiscale, introduite récemment dans les conditions d'éligibilité, a suscité de vives controverses au sein de la classe politique camerounaise.
Fait notable, le caractère public de cette audience a été souligné par Dénis Emilien Atangana, qui invite expressément « la presse nationale et toutes les personnes intéressées à y prendre part dans l'ordre, la discipline et l'esprit républicain ». Cette ouverture témoigne de la volonté du FDC de faire de ce recours un moment de transparence démocratique.
L'audience se déroulera dans la salle du Conseil Constitutionnel, située au hall du Palais des Congrès de Yaoundé, sous la présidence du Secrétaire Général de l'institution. La notification officielle, datée du 9 janvier 2026 et signée par l'Administrateur des Greffes en Chef, confirme le respect des procédures prévues par l'article 62 de la loi n° 2004/004 du 21 avril 2004 portant organisation et fonctionnement du Conseil Constitutionnel.
Au-delà du cas spécifique du Front des Démocrates Camerounais, cette audience revêt une importance capitale pour l'ensemble du paysage politique national. La décision du Conseil Constitutionnel pourrait en effet avoir des répercussions majeures sur la participation aux prochaines élections législatives et municipales de 2026.
De nombreux partis politiques et candidats potentiels observent avec attention l'évolution de ce dossier, considérant que l'attestation de conformité fiscale constitue un filtre supplémentaire dans un processus électoral déjà complexe. Certains y voient un mécanisme visant à restreindre l'accès aux candidatures, tandis que d'autres défendent cette exigence comme un gage de responsabilité civique.
Cette audience représente également un test pour l'indépendance et l'impartialité du Conseil Constitutionnel, régulièrement interpellé sur sa capacité à trancher des questions politiquement sensibles. La manière dont l'institution traitera ce recours sera scrutée de près par les observateurs nationaux et internationaux.
Le FDC, parti d'opposition dirigé par Dénis Emilien Atangana, a multiplié ces dernières années les initiatives juridiques visant à améliorer la transparence du processus électoral camerounais. Ce nouveau recours s'inscrit dans cette stratégie de contestation par les voies légales des dispositions jugées contraires à l'esprit démocratique.
La décision du Conseil Constitutionnel, attendue dans les jours ou semaines à venir, sera déterminante pour la suite du calendrier électoral. En cas d'annulation de l'obligation de l'attestation de conformité fiscale, de nombreux candidats potentiellement écartés pourraient retrouver leur éligibilité. À l'inverse, le maintien de cette exigence confirmerait le durcissement des conditions d'accès aux mandats électifs au Cameroun.
L'audience de ce mardi 13 janvier marque ainsi un moment clé dans la préparation des échéances électorales de 2026, dans un climat politique déjà marqué par de nombreuses tensions et interrogations sur la sincérité du processus démocratique camerounais.