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General News of Friday, 2 October 2015

Source: crtv.cm

La qualité de l’enseignement supérieur privé au menu du Conseil de Cabinet


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Le gouvernement réuni autour du Premier Ministre, Chef du gouvernement S. E. Philemon Yang, s’est penché sur la qualité de l’enseignement supérieur privé, alors même que la prolifération des établissements privés dans ce secteur fait peser un voile d’inquiétudes sur la qualité des enseignements et des diplômés qui en sortent.

Jacques Fame NDONGO, Ministre en charge du portefeuille, qui a entretenu ses collègues sur la politique gouvernementale de promotion d’un enseignement supérieur de qualité et au service du développement, s’est voulu rassurant. «La situation est sous contrôle» a-t-il déclaré au sortir de la séance de près de trois heures.

Pour plus d'assurance, le Chef du gouvernement a prescrit la fixation d’un cahier de charges aux promoteurs des établissements privés, pour un arrimage effectif aux exigences de qualité et une contribution plus significative au développement économique du Cameroun. La réglementation du secteur de la publicité et le compte-rendu de la rentrée scolaire du 07 septembre dernier ont aussi été abordés.

Le Communiqué final à l’issu des travaux :

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Philemon YANG, a présidé un Conseil de Cabinet ce mercredi 30 septembre 2015 à partir de 9h à l’immeuble principal de l’ensemble abritant ses Services.

Y prenaient part le Vice-Premier Ministre, les Ministres d’Etat, les Ministres, les Ministres Délégués ainsi que les Secrétaires d’Etat. Trois points étaient inscrits à l’ordre du jour ; à savoir :

1) l’exposé du Ministre de l’Enseignement Supérieur relatif à «la politique gouvernementale de promotion d’un enseignement supérieur privé de qualité et au service du développement» ;

2) l’exposé du Ministre de la Communication sur «la mise en œuvre de la législation relative à la publicité» ;

3) le «compte rendu de la rentrée scolaire 2015-2016», présenté conjointement par le Ministre des Enseignements Secondaires et le Ministre de l’Education de Base.

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur a d’abord dressé le panorama des instituts privés d’enseignement supérieur (IPES), caractérisé par un dynamisme croissant, sous l’encadrement étroit des pouvoirs publics, investis d’une mission d’accréditation, de contrôle des infrastructures et des équipements, des effectifs ainsi que de l'organisation pédagogique et administrative. Leur nombre est passé de 12 en 2001, au moment de la promulgation de la loi d’orientation de l’enseignement supérieur, à 185 à ce jour. Autrefois concentrés à Yaoundé et Douala, ces instituts ont essaimé dans toutes les huit autres régions. Les quelque 72 000 étudiants, soit 20% de la population estudiantine nationale, qui y suivent leur formation, se voient offrir une palette d’une centaine de spécialités réparties dans plus de 40 filières. Les diplômes préparés dans les instituts privés sont généralement de niveau baccalauréat +2. Mais, depuis l’introduction du système LMD en 2007, la délivrance des licences et masters professionnels dans les filières innovantes est en hausse dans les instituts privés. Elle se fait en partenariat avec les universités d'Etat et/ou les institutions universitaires étrangères reconnues.

Le Ministre a fait savoir que l’initiative privée contribue de manière décisive à la diversification de l'offre de formation, en cohérence avec les besoins exprimés par les milieux socio-professionnels et les évolutions technologiques. Il a révélé que, pour garantir la qualité, l’ensemble des 341 normes définies pour la gouvernance des universités camerounaises sont applicables aux établissements privés, au même titre que les universités d’Etat.

La vitalité des établissements universitaires privés camerounais se traduit également par un rayonnement international indéniable, dont les manifestations sont l’accueil des étudiants de la sous-région, les partenariats avec les universités des pays développés ainsi que le placement des diplômés sur le marché du travail au-delà des frontières nationales.

En dépit des progrès réalisés, des efforts méritent d’être faits pour assurer l’employabilité des diplômés, moderniser les équipements didactiques, relever le niveau 3 des enseignants et surtout renforcer la composante industrielle, scientifique et technologique des cursus offerts dans les instituts privés d’enseignement supérieur.

Au terme de cette présentation, le Chef du Gouvernement a prescrit au Ministre de l’Enseignement Supérieur de fixer un cahier de charges aux promoteurs des établissements privés, pour un arrimage effectif aux exigences de qualité et une contribution plus significative au développement économique du Cameroun.

La parole est ensuite revenue au Ministre de la Communication pour un état des lieux du secteur de la publicité, à travers le prisme de la mise en œuvre de la législation y relative.

Le Ministre a soutenu que la loi du 29 décembre 2006 offre un cadre juridique idoine pour la remise en ordre des activités publicitaires. Certains aspects de son opérationnalisation sont cependant conditionnés par l’édiction des textes d’application.

La régulation étatique s’est limitée à l’octroi des agréments aux trois principaux acteurs du secteur que sont les agences conseil, les régies et les courtiers de publicité.

Le Ministre a souligné que l’entrée en fonction, depuis quelques mois, du Conseil national de la publicité permettra de faire aboutir les derniers textes d’application, socle indispensable à la régulation efficiente du marché publicitaire national.

Après les échanges qui ont suivi cet exposé, le Premier Ministre a demandé au Ministre de la Communication de parachever dans les meilleurs délais l’élaboration du cadre juridique de la publicité.

Le Conseil a enfin entendu le rapport du Ministre des Enseignements Secondaires et du Ministre de l’Education de Base, rendant compte du déroulement de la rentrée scolaire 2015/2016. Il en ressort que la reprise des cours s’est faite sur l’étendue du territoire depuis le 7 septembre 2015 de manière satisfaisante, grâce à une préparation minutieuse en amont et des mesures sécuritaires efficaces. Le taux de présence des élèves situé un peu au-dessus de la moyenne les premiers jours a atteint le maximum dès la deuxième semaine. Pour autant, la communauté éducative nationale demeure confrontée au problème structurel de l’insuffisance des enseignants et celui conjoncturel lié à scolarisation des élèves des zones frontalières affectées par les troubles dans les régions de l’Extrême-Nord et de l’Est.

Prenant acte de ce compte rendu, le Chef du Gouvernement a demandé au Ministre des Enseignements Secondaires et au Ministre de l’Education de Base de consolider les résultats obtenus dans le cadre du Programme d’intervention d’urgence scolaire décidé par le Chef de l’Etat pour la région de l’Extrême-Nord, en veillant à l’achèvement rapide des derniers travaux d’infrastructures. Le Conseil s’est achevé à 11h50./-

Yaoundé, le LE SECRETAIRE GENERAL DES SERVICES DU PREMIER MINISTRE, Louis Paul MOTAZE

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