Actualités of Tuesday, 4 August 2026
Source: www.camerounweb.com
« Jean-Pierre Amougou Belinga est un truand. » C'est le nom donné par Léopold Maxime Eko Eko au patron du groupe L'Anecdote, le 31 janvier 2023, lors de son audition par le colonel Otoulou. Cette déclaration-choc est l'un des nombreux éléments accablants révélés lors de la cross-examination du 34e témoin, le colonel Jean-Pierre Otoulou, devant le Tribunal militaire de Yaoundé. L'ancien commandant de la Légion de gendarmerie du Centre a livré des détails troublants sur les liens entre les accusés : les 2,5 millions de FCFA remis par Amougou Belinga à Justin Danwe pour « faire taire » Martinez Zogo, les onze téléphones d'Amougou Belinga dont sept ont « disparu », les caméras de surveillance de la DGRE qui filmaient tout, le SMS de Bruno Bidjang à Paul Daisy Biya – « le moment venu, on sera sans pitié » –, et la confrontation où Amougou Belinga a humilié Danwe en affirmant qu'ils étaient amis, poussant l'officier à avouer. Le témoin a également évoqué la disparition du téléphone de Melissa Amougou Belinga, que le commissaire du gouvernement a décidé de ne pas interpeller. « L'assassin revient toujours au lieu du crime », a déclaré Otoulou à propos de Bruno Bidjang, qui était « plus qu'inquiet, plus que tout le monde ».
Affaire Martinez Zogo, édition spéciale sur le 34 e témoin. À lire absolument.
Audience criminelle spéciale de session du 03 au 04 Août 2026 du Tribunal Militaire de Yaoundé.
« Jean-Pierre Amougou Belinga est un truand» c'est le nom donné par Eko Eko Léopol le 31 Janvier 2023 lorsque le Colonel Otoulou l'auditionnait.
Madames, Messieurs, bonjour. Toutes mes excuses pour le leger retard. La production et l'émission de ce cr sont une grosse gymnastique intellectuelle et physique.
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Voici la cross-examination du 34 e témoin le Colonel Otoulou faite uniquement par la partie civile. Le face à face Otoulou contre la defense , les accusés et le MP pour sa réexamination c'est tout à l'heure à 12h00.
L'audience s'est ouverte à 11h42 après les formalités d'usage, menées par le greffier sous la coordination du Président du tribunal.
Aussitôt cela fait, le Président du tribunal a donné lecture d'une demande que Me Claude Assira avait adressée au Président du tribunal en date du 27 juillet 2026.
Cette demande visait à faire passer la cross-examination du témoin Otolou avant la réexamination, c'est-à-dire l'interrogatoire du Ministère Public.
Étant donné que le 14 juillet 2026, Me Claude Assira avait déjà bénéficié d'une demande de renvoi accordée par le Président, cette nouvelle demande est considérée comme dilatoire. D'autant plus que le cabinet de Maître Claude Assira est représenté.
Au-delà de cela, la demande de Maître Claude Assira n'est pas conforme à la loi.
C'est ainsi que cette question a été évacuée et Me Ashu a pris la parole avec la question:
Mon colonel, trois semaines après, vous avez pu reposer votre tête pour nous donner les éléments concrets de votre enquête?
R/ La logique, dans ma précédente intervention, était le résultat des indices. J'ai des éléments à produire cette fois-ci.
À l'annonce de cette information, Me Tchoungang a intervenu brutalement pour dire que la video que veut diffuser le témoin a été mise de côté par le Juge d'Instruction. Cerlin Belinga, quant à lui a evoqué la méthologie entreprise par le témoin.
Bref, Me Ashu a continué sa cross.
Q/ Vous disiez que vous avez des éléments à produire. Pourquoi vous retournez à Douala ? C'est une nomination ou alors une mutation ?
R/ C'est une mutation.
Dans le cadre de votre enquête, vous avez entendu combien de personnes ?
R/Monsieur Eko Eko et les cadres de la DGRE.
Y a-t-il des OPJ parmi ces accusés ?
R/ Non.
Est-ce que le lieutenant-colonel NDanwé est un OPJ
R/ oui, dans le cadre de ses missions.
Est-ce que vous avez suivi le capitaine Effoudou ?
Nous ne venons pas ici pour blaguer. Les réseaux sociaux constituent les sources ouvertes. On peut exploiter un élément. J'ai suivi quelques-unes de ses sorties.
Q/ Si vous l'aviez suivi avant, vous auriez suivi votre piste.
R/ Ce sont des indices qui ont fait la logique de mon enquête.
Q/Alliez-vous les attendre ?
R/J'avais déjà des acteurs. Je devais encore suivre quelles pistes ?
Q/ Avez-vous adressé un PV ?
Oui, j'ai adressé un PV au commissaire du gouvernement.
Q/ Pouvez-vous dire au tribunal quels sont les différents endroits couverts par la vidéo ?
R/ Je ne suis plus à Yaoundé, mais la zone du RAP était couverte.
Q / Vous êtes-vous déjà senti personnellement interpellé ?
Q/ Vous vous êtes sentis personnellement interpellés. Qui vous a donné la couleur de la voiture ?
R/ C'est le CB qui me l'a dit. Il avait auditionné plusieurs filles qui visionnaient Novella ce soir-là.
Q/ Pourquoi le Prado noir du colonel ?
R/ On regardait les vidéos amateurs. On regardait et on les voyait : c'est le Prado noir qui avait fait l'opération. J'ai vu ce Prado noir à Total Yannick
Q/ Et si on vous dit que c'est la voiture de location ?
R/ C'est ce qu'ils nous ont dit à l'audition.
Q/ Qu'est-ce que vous avez promis au Colonel N Danwé pour qu'il passe aux aveux ?
R/ Je vais lire le PV
À ce moment il y a eu plusieurs objections des avocats .
- Me Guezo: Si vous voulez qu'il lise le PV, il faut qu'il soit communiqué.
- Me Mbuny : C'est impossible car la période n'est pas dans le cadre de la commission d'enquête mixte.
- Maître Tchoungang : Ce PV ne peut être lu car il est hors de la commission mixte d'enquête police-gendarmerie.
- Me Kenmoe : Le colonel Otoulou est dans son rôle. En tant que collégion, il avait le droit de poser tous les actes et tous s es actes posés à cette époque-là sont protégés juridiquement par la loi.
- Me Calvin Job : Revient avec l'alinéa 1 de l'article 330 du code de procédure pénale.
Pour le Ministère Public, Il a confirmé qu'il y a bel et bien le PV de l'enquête menée par la gendarmerie et la police dans le dossier
Le Président du tribunal a donc demandé au témoin Otoulou de lire ce PV.
*Me Mbuny est revenu en disant qu'à sa connaissance ce PV n'est pas dans le dossier d'information judiciaire ni dans l'enquête.
Le Ministère Public a repris la parole lorsque le Tribunal l'a exigé de donner les reférences de cette pièce en disant que le PV est coté et paraphé dans le bordereau.
Q/ Pour répondre à la question "qu'avez-vous promis au colonel NDanwé pour passer aux aveux" ?
R/ C'était juste un jeu d'arguments qui lui avait fait passer aux aveux.
Q/ Qu'est-ce qui a motivé son audition du 29 janvier ?
R/ L'enquête est évolutive et les vérités viennent progressivement.
Q/ À chaud, qu'est-ce que vous avez dit ?
R/ Lors de la première audition, il a dit qu'il l'a fait sous les ordres de son chef parce que Martinez insultait son chef.
Et le 29, il a dit qu'il voulait déclarer à nouveau.
Q/ Vous vous souvenez qu'il vous a dit à la ferme de Mfou que le DG lui avait demandé de corriger Martinez Zogo ?
R / Oui.
Q/ Le 31 janvier 2023, vous dites que "vous êtes DO et on m'insulte, vous laissez" ?
R/ Oui.
Mais aucun aveu n'a été arraché au colonel Danwé.
Q / À quel moment il cite le nom de Jean-Pierre Amougou Belinga lors de la commission mixte d'enquête ?
R/ Après la confrontation entre Jean-Pierre Amougou Belinga et le colonel Danwé.
Q/ Pourquoi une seule question ?
Au premier chef, il a dit qu'il ne connaissait pas Jean-Pierre Amougou Belinga. Et Amougou Belinga a dit qu'ils se connaissaient parfaitement bien, qu'ils étaient même amis.
Q/ Est-ce que vous avez demandé sa quatrième audition ?
R / Oui.
Q/ Lors de sa quatrième audition, le colonel Danwé a-t-il dit la vérité ?
R/ L'enquête est évolutive et la vérité vient progressivement.
Il voulait une avance de solde de 23 millions.
Ils se sont donc retrouvés à la résidence de Jean-Pierre Amougou Belinga.
Donc, Amougou Belinga lui avait demandé de faire taire Martinez Zogo.
Et ce jour-là, il lui avait remis 2 millions pour aller planifier l'opération.
Et 500.000 francs à la veille de l'opération.
Q / En novembre 2021, le DG/ DGRE a pris une note. Cette note a été répertoriée ?
R/ Non.
Toutefois, Danwé persistait que c'est la troisième mission du genre et qu'il a longtemps protégé Eko Eko.
Cela nous a intrigué que le colonel Danwé est impliqué dans un assassinat, mais Eko Eko ne fait rien.
Vous n'avez pas trouvé curieux que Eko Eko et Amougou Belinga cherchent à traiter la même personne ?
R/ Vous pouvez être des amis,
Q/ Est-ce qu'une autre personne en dehors de cette procédure vous a dit qu'ils ont planifié ?
R/ Non.
/ Q Vous avez des problèmes avec eux avant ?
R/ Non. Je ne connais personne d'entre eux.
Le colonel Danwé est allé rencontrer Amougou Belinga pour lui dire que Martinez est mort.
Amougou Belinga était courroucé. Le colonel a dit l'avoir dit au DGDGRE, et il lui a dit qu'il n'était plus intéressé.
Cependant il y a eu une constance dans les déclarations du Col Ndanwé, mon chef était au courant.
Être au courant veut dire qu'il a laissé faire.
Q/ Où sont les téléphones de Martinez Zogo?
R/ Je les ai remis au commissaire du gouvernement.
Q/ Et dans les documents qui ont été trouvés dans la voiture, ils parlaient de
quoi ?
R/ Ces documents parlent de la ligne 94, l'argent qui était donné à Amougou Belinga et à la DSP, etc.
Q/ Avez-vous ouvert les téléphones de Martinez Zogo pour voir avec qui il causait ?
R/ Non.
Q/ Vous avez lu les rapports d'expertise?
R/ Oui, il y en avait quatre au total : celui de Amougou Belinga, Eko Eko, Danwé et Bruno Bidjang.
Pour la voiture, Monsieur Nzockmeping a décrit la voiture qui était grise.
Q/ Les assaillants ne sont pas cagoulés. Ils l'ont fait à dessein?
R/ Oui, ils l'ont fait par manque de professionnalisme.
Q/ La salle de la DGRE était sous vidéosurveillance ?
R/ Bakaiwe et Ndanwé l'ont confirmé.
Q/ La planification s'est faite avec qui ?
R/ La planification s'est faite avec Ebo qu'on appelle " Bouro, le lieutenant-colonel Danwé et Bakaiwe.
🔴 Me Calvin Job
Q/Vous étiez co-directeur de cette enquête?
R/ oui . Et le directeur était le Commissaire du Gouvernement.
L'équipe était constituée d'une composante gendarmerie, c'est-à-dire moi, et d'une composante police : Monsieur Mbarga Nguele.
Q/ Entre la clôture du PV et la lettre du Commissaire du Gouvernement, qu'est-ce que vous avez fait ?
R/ J'ai procédé à des interpellations.
Q/ Entre le 17 et le 2 février, vous confirmez qu'aucun acte de police judiciaire n'a été fait pour identifier les commanditaires ?
R/ Nous avions déjà tout le monde. Ils nous ont tout expliqué.
Eko Eko est venu nous dire que c'est Jean-Pierre Amougou Belinga et Justin Danwé qui sont les commanditaires.
Plus le SMS de Bruno Bidjang qui avait été envoyé à Paul Daisy : "le moment venu, on sera sans pitié"
Et on voit le résultat aujourd'hui : ils étaient sans pitié.
Q/ Est-ce que vous pouvez expliquer au tribunal le PV du 2 février ?
R/ J'ai rendu compte au Commissaire du Gouvernement. Il ne peut pas le nier.
Q/ Quel est l'instant du signalement de l'incident avec la hiérarchie ?
R/ Le lendemain. Le commandant de compagnie et celui de Mfou posaient déjà des actes.
Mais quand l'affaire montait en intensité, j'ai pris les choses en main.
Q/ Est-ce que vous confirmez au tribunal que le 27 janvier, Danwé a été entendu sur l'enlèvement ?
R/ Oui.
Q/ Le colonel Ndanwé a-t-il mentionné un financement extérieur au cours de cette première audition ?
R/ Négatif.
Q/ Est-ce que vous confirmez au tribunal que la première version du colonel Danwé n'a résisté ni à l'audition ni aux confrontations ?
R/ Non. Il n'a pas résisté.
Dans sa deuxième audition, il a confirmé que c'était une mission de service.
Q/ Il est allé loin en disant que : "j'ai déjà protégé le DGDGRE sur les précédentes missions, cette fois-ci non".
Confirmez-vous dans ce tribunal que la confrontation entre Eko Eko et Nfanwé s'est faite le 31 janvier 2023 ?
R/ Oui.
Q/ Avec qui ?
R/ C'était moi et le colonel Eloundou Mesmin.
Q/ Vous a-t-il parlé des deux millions ?
R/ Oui.
R/ A-t-il évoqué les noms des deux cas qui ont été traités dans les circonstances pareilles ?
R/ Oui. Il nous a parlé des deux journalistes.
Q/ Pourquoi une enquête n'a pas été ouverte sur le cas des deux journalistes ?
R/ Je me suis focalisé sur mon enquête.
Q/ Qu'est-ce qui s'est passé pour qu'il advienne à admettre qu'il connaît Amougou Belinga ?
R/ C'était une audition au cours de laquelle Amougou Belinga a dit que c'est son ami.
Cette audition a suscité une confrontation au cours de laquelle Ndanwé a été complètement humilié et a décidé de dire toute la vérité.
Le 16 Janvier c'était le jour du lancement de l'opération.
Le 18 janviet , l'opération a été exécutée et AB a dit qu'il attend voir ce que les médias vont dire.
Et le 23 janvier , Ndanwé est allé lui dire que Martinez est mort. Amougou l'a écouté mais ne lui a rien donné.
Entre le 16 et le 26 janvier, l'intensité de leur communication augmentait.
Ndanwé supprimé tous les SMS WhatsApp entre Amougou Belinga et lui.
Ndanwé avait un numéro MTN avec qui il communiquait avec Amougou Belinga et subitement. Lorsque nous avons demandé le téléphone avec lequel NDanwé communiquait avec *Amougou Belinga, Amougou Belinga nous a plutôt remis un autre téléphone.
Pour avoir ce téléphone, nous avons utilisé nos moyens à la gendarmerie qui nous ont indiqué ce téléphone se retrouvé entre les mains de quelqu'un. Nous sommes allés l'interpeller parce que lorsqu'il a voulu utiliser ce téléphone, il faisait face à un problème de code et il a restitué ce téléphone à la propriétaire.
Mélissa Amougou Belinga a remis ce téléphone à sa ménagère. Et lorsque nous avons interpellé madame Diane, elle nous a affirmé que Mélissa était partie récupérer ce téléphone entre ses mains.
Et lorsque nous avons donc voulu interpeller madame Mélissa, le Commissaire du Gouvernement a demandé qu'on laisse. Me Tchongang nous a promis de ramener et le téléphone et Mélissa jusqu'aujourd'hui.
Q/ Ce téléphone avait été un élément déterminant?
R/ Pas vraiment. Le rapport d'expertise dit qu'Amougou Belinga avait onze téléphones.
Q/ Vous confirmez que le colonel Ndanwé est apparu humilié par les déclarations d'Amougou Belinga ?
R/ Oui. Il a cité certains éléments qui ont conforté mon enquête.
Q/ Eko Eko Léopold Maxime le 31 janvier, il a été entendu ?
R/ Oui.
Q/ Vous confirmez qu'il a déclaré que c'est Amougou Belinga le commanditaire ?
R/ Il avait confirmé que c'est Amougou Belinga le commanditaire.
Amougou Belinga avait voulu l'amadouer. Mais il avait refusé. Il l'a traité de truand Dès lors il est devenu sa cible.
Q/ Comment concilier qu'Amougou dise que Eko Eko est sa personne ?
R/ Il l'avait traité de truand t parce qu'il ne voulait pas l'amitié que lui proposait Amougou Belinga.
Q/ Sur l'exploit numérique, vous confirmez que Eko Eko n'a présenté que 3 téléphones sur 10?
R/ Oui. Entre le 29 et le 31, 7 téléphones ont disparu. Soit 70% de ses téléphones.
Cela a suscité des interrogations. On ne peut pas cacher ce qui est blâmable.
Nous les avons présentés au tribunal militaire de Yaoundé.
Il appartient au tribunal d'en apprécier.
Q/ Monsieur Eko Eko est passé une fois à l'immeuble Ekang ?
R/ Non.
Q/ Vous avez procédé à sa géolocalisation ?
R/ Non, je ne l'ai pas fait.
On est bien d'accord que 18% seulement de la surface numérique de Amougou Belinga ont été exploités ?
R/ Oui.
Q/ Avez-vous pris l'initiative de voir les cadres des opérateurs téléphoniques ?
R/ Non. C'est le Commissaire du Gouvernement qui était directeur d'enquête. C' était à lui de prendre des initiatives.
Q/ Le terme sabotage vient de vous ?
R/ Non, de l'expert.
Q/ Les compagnies de téléphone ont-elles refusé l'extraction des données lors de votre enquête ?
R/ Non.
Q/Est-ce que vous pouvez confirmer au tribunal que seuls Eko Eko, Justin Danwé et Ebo ont été déférés alors que Eko Eko avait désigné Amougou comme commanditaire ?
R/ J'avais déjà les éléments suffisants sur Amougou Belinga.
Mais les délais de garde à vue n'ont pas permis.
Mais le lundi 6 février j'ai interpellé Amougou Belinga.
Q/ Avez-vous connaissance Bruno Bidjang recherchait les informations dans cette affaire?
R/ L'assassin revient toujours au lieu du crime. Il était trop agité. Il a rencontré beaucoup de mes collègues parce qu'il était dans cette affaire le plus inquiet. Plus qu'inquiet même que tout le monde.
(...) le père est inquiet. Le père est inquiet. Malheureusement, sa démarche s'est avérée infructueuse auprès de mes collègues. Il était prêt à tout.
Dans la vidéo , Ebol' sorti du véhicule, Godje lui a fait l'entaille.
Le mnoir Dawa a dit : "on a déjà trop fait".
Tout cela ne l'a pas surpris, vu le comportement qui lui avait été administré.
Q/ Est-ce que le Colonel Ndanwé a dit : "j'espère qu'on ne l'a pas trop tapé"?
R/ Oui.
Q/ Est-ce que vous estimez que tous les moyens techniques ont été mis à votre disposition pour conduire votre enquête ?
R/ Pas vraiment. Mais j'ai eu la chance. J'ai eu la chance d'avoir ce qui était disponible.
🔴🔴Suspension d'audience à 15h40 pour permettre aux témoins de souffler.
🔴 Me Kenmoe
Q/ Comment avez-vous procédé à l'enquête préliminaire pour faire le lien avec Amougou Belinga et Ndanwé d'une part, d'autre part avec Bruno Bidjang* dans l'assassinat ?
R/ Bon, il y avait déjà Amougou Belinga qui reconnaissait que Ndanwé c'est son ami. Et Danwé qui refusait d'admettre ayy départ qu'il ne connaissait pas Amougou Belinga. Mais finalement Danwé est passé aux aveux.
Bruno Bidjang c'est son SMS.
Q/ Est-ce que les accusés Amougou Belinga et Justin Ndanwé vous ont donné l'explication sur la fréquence de leurs échanges du 18 janvier ?
R/ Non.
Q/ En quelle date avez-vous mis Eko Eko en état d'arrestation ?
R/ entre le 30 et le 31 janvier 2023.
Q/ Où se trouve le CD des conversations ?
R/ Je l'ai remis au Commissaire du Gouvernement.
Q/ Pouvez-vous dire au tribunal le contenu ?
Pas vraiment. Mais en substance : *Arthur Essomba appelle Amougou Belinga . Amougou Belinga se fâche et lui dit : "j'ai mes gens à la DGRE et que Eko Eko est ma personne".
Q/ Est-ce qu'à travers ce CD audio, il mettait un point d'honneur ?
R/ Oui. Eko Eko établissait un lien, le lien fort entre Amougou Belinga et Justin Danwé. Sauf que dans le même CD, Amougou Belinga aussi dit que Eko Eko est "sa personne".
Q/ Est-ce qu'une tierce personne extérieure était dans cet audio ?
R/ Je ne m'en souviens pas.
Q/ Avez-vous identifié le fameux capitaine ?
R/ Oui.
Q/ Qui vous a dit que Eko Eko dans ce son audition?
R/ qu'il avait une responsabilité parce que ce sont des gens qui ont travaillé , mais pas pénale.
Q/ Monsieur Eko Eko a-t-il pointé du doigt accusateur une personne poursuivie dans la présente cause ?
R/ Oui, sur Amougou Belinga et Ndanwé
Q/ Comme exécutant ou comme commanditaire ?
R/ Comme commanditaire.
Q/ Avez-vous subi des pressions, quelques soient à charge ou à décharge contre des personnes mêlées dans cette affaire ?
R/ Non.
Q/ Avez-vous d'autres éléments supplémentaires qui sont susceptibles de contribuer à la manifestation de la vérité ?
R/ J'ai fait mon travail et j'ai remis au CG. Puis la continuité par la commission d'enquête mixte.
🔴 Me Manyim
Q/ La famille Zogo a-t-elle disposé d'une plainte?
R/ Oui, à la PJ.
Q/ Est-ce que vous pouvez rappeler les objets que vous avez trouvés en possession des accusés qui ont servi à l'assassinat ?
R/ Une cagoule, une ficelle.
Q/ Comment le colonel NDanwé s'est retrouvé devant vous ?
R/ Il y a eu une mise à disposition?
Q/ De qui ?
R/ De sa hiérarchie.
🔴Maître Claude Assira.
Q/ Est-ce que vous avez procédé à la saisie des téléphones des membres du commando ?
R/ Oui je pense.
Q/ De quelle marque ?
R/ Je ne peux plus me rappeler.
Q/ Ces téléphones ont été soumis à l'expertise forensique ?
S'agissant de l'iPhone 12 Pro appartenant à Melissa Amougou, est-ce que d'initiative vous avez décidé d'interpeller la concernée ?
R/ Le directeur des enquêtes, le Commissaire du Gouvernement, a décidé qu'on n'interpelle pas la concernée.
Q/ Et vous, vous avez décidé d'abandonner ?
R/ Je ne pouvais plus prendre d'initiative personnelle.
Q/ À quel moment Ndanwé a été placé en garde à vue ?
R/ Avant 16h. Il a été entendu avant. Son placement en garde à vue avec interdiction de communiquer vient de ma part.
Q/ Vous avez parlé des caméras. Dites-nous.
R/ Elles étaient monotorisées à partir du cabinet du DG/ DGRRE
Q/ Est-ce que toutes les caméras étaient fonctionnelles ?
R/ Je ne sais pas.
Q/ Êtes-vous au courant de la plainte déposée contre Dima Bodo?
R/ Non.
Q/ Au moment de l'arrestation de Maxime Léopold Eko Eko , est-ce que vous avez entendu parler d'une enquête interne ?
R/ Non.
Q/ Avez-vous entendu parler d'une note de service ?
R/ Négatif
Q/ L'affiche technique de cette enquête vous semble crédible ?
R/ Non, elle n'est pas crédible.
R/ Vous confirmez qu'il s'agit d'une fiche et non d'une note de service rédigée par un collaborateur du DG ?
R/ Oui je le confirme.
Q/ le Col . Ndanwé a appelé le numéro XXX à deux reprises. Avez-vous cherché à savoir avec qui il appelait ?
R/ C'était avec sa femme et un autre monsieur.
Q/ Est-ce que le fait que les accusés Bakaiwe Simon et Godje se retrouvent au même endroit conforte votre thèse ?
R/ Oui.
Q/ Est-ce que le fait que cette mission ait comporté des erreurs confirme qu'ils devaient les arrêter ?
R/ Oui.
Q/ Est-ce que Amougou Belinga a dit : "quand un enfant me dérange, je le fais fouetter, je lui donne de l'argent"?
R/ Il l'a dit devant la commission d'enquête mixte.
Est-ce que vous pensez comme le Dr. Mogué que le corps a subi des traumatismes corporels ?
R/ Oui, mais en début de putréfaction.
Q/ Est-ce que le colonel Ndanwé vous a dit pour quelle raison Amougou lui a donné de l'argent ?
R/ Oui, oui. Il lui avait donné de l'argent planifier l'opération et faire taire Martinez Zogo.
QS/ Est-ce que vous avez trouvé des éléments qui corroborent les dires des mis en cause ?
R/ Oui.
Q/ Est-ce qu'il vous a présenté un ordre de mission régulier ?
R/ Il a dit que ce sont des missions qui se font sans trace.
Q/ Le commissaire Ellong vous a-t-il présenté une note de service ?
R/ J'étais au courant de la note de service.
Q/ Confirmez-vous que le colonel Ndanwé
a plusieurs fois rencontré Amougou Belinga à l'immeuble Ekang?
R/ Je le confirme.
Q/ Confirmez-vous que le Colonel Ndanwé a dit que c'était une mission personnelle visant à faire plaisir à son chef ?
R/ Oui.
Q/ En termes de qualification des infractions ?
R/ je me remets à la sagesse du tribunal pour mieux les qualifier.
Q/ Il est apparu que monsieur Bidzongo Albert soit entré en contact avec Martinez Zogo ?
R/ Oui, je l'ai vu dans les vidéos.
Q/ Est-ce que ce faisceau d'indices que vous évoquez permet d'établir un lien entre Amougou Belinga , Arthur Essomba et Bruno Bidjang ?
R/ Ça a établi un lien, mais je ne pense pas qu'Arthur Essomba a participé à l'assassinat.
Q/ Parmi les faits pour lesquels les agents de la DGRE sont poursuivis figure la violation des consignes. Quels sont les éléments qui ont motivé votre qualification ?
R/ Dès lors, ça n'obéit pas aux consignes habituelles.
Q/ Reconnaissez-vous la décharge de l' armes VZ avec un chargeur de 25 munitions?
R/ Oui.
Q/ Concernant la fiche de localisation savez-vous comment le colonel Ndanwé a fait ?
R/ Il a demandé à son collègue
Q/ Avec l' apparition du message de la fiche technique: "vous n'êtes pas autorisé"v ous paraît-elle régulière ?
R/ Je ne maîtrise pas le fonctionnement de la DGRE.
L'audience est suspendue à 19h43 pour permettre au témoin de souffler et reprendra tout à l'heure à 12h 00 par la suite de la cross- examination du témoin par la défense.
Par Polycarpe Xavier A
Le TGV de l'info