Actualités of Monday, 26 January 2026

Source: www.camerounweb.com

EXCLUSIF - Fausse lettre de Cavaye Yeguie Djibril : Les soupçons se portent sur Boukar Abdouharim

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Un scandale de faux et usage de faux secoue les couloirs de l'Assemblée nationale. Une lettre attribuée à Cavaye Yeguie Djibril, président de l'Assemblée nationale, et adressée au Chef de l'État Paul Biya, dans laquelle il suggérait la nomination de son directeur de cabinet Boukar Abdouharim à un poste stratégique, s'est révélée être un faux document. Selon nos informations exclusives, les enquêtes en cours s'orienteraient désormais vers Boukar Abdouharim lui-même, qui serait l'auteur présumé de cette mystification destinée à favoriser sa propre carrière. Cette affaire soulève de graves questions sur l'intégrité administrative et pourrait avoir des conséquences judiciaires importantes.

La découverte de cette supercherie constitue un coup de théâtre dans les milieux parlementaires et gouvernementaux camerounais. La lettre en question, qui circulait depuis quelques temps dans les cercles du pouvoir, était censée émaner du président de l'Assemblée nationale recommandant chaleureusement son directeur de cabinet pour une promotion au sein de l'appareil d'État. L'authentification du document a révélé qu'il s'agissait d'un faux grossier, mettant en cause la signature et le sceau de l'institution parlementaire. Cette découverte a immédiatement déclenché une enquête approfondie pour identifier les auteurs de cette falsification qui constitue un délit grave.


Les investigations menées par les services compétents ont pris un tournant inattendu et embarrassant. Selon nos sources proches du dossier, les enquêteurs se concentreraient désormais sur Boukar Abdouharim lui-même, le directeur de cabinet dont la nomination était sollicitée dans le faux document. Les éléments recueillis suggéreraient que l'intéressé aurait orchestré cette manœuvre dans le but de précipiter sa propre ascension professionnelle, en faisant croire à une recommandation officielle de son supérieur hiérarchique. Si ces soupçons se confirmaient, il s'agirait d'un cas rare de manipulation administrative où le bénéficiaire présumé serait également l'auteur de la mystification.
Cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur les mécanismes de vérification et d'authentification des correspondances officielles circulant au sein de l'appareil d'État. Elle met également en lumière les pratiques douteuses auxquelles certains collaborateurs peuvent recourir pour accélérer leur carrière, au mépris des règles éthiques et légales. Le faux et usage de faux en écriture publique est un crime sévèrement puni par le code pénal camerounais, passible de lourdes peines d'emprisonnement et d'amendes conséquentes, sans compter les sanctions administratives qui pourraient s'ensuivre.


À ce stade de l'enquête, ni Cavaye Yeguie Djibril ni Boukar Abdouharim n'ont fait de déclaration publique sur cette affaire. Le président de l'Assemblée nationale, dont l'autorité et la crédibilité ont été ébranlées par cette utilisation frauduleuse de son nom, pourrait porter plainte pour préserver l'intégrité de sa fonction. Quant à Boukar Abdouharim, présumé innocent jusqu'à preuve du contraire, il devra répondre devant les enquêteurs des accusations qui pèsent sur lui. Les prochains jours seront déterminants pour établir la vérité dans ce dossier qui pourrait avoir des répercussions importantes sur la carrière des personnes impliquées et sur les pratiques administratives au sein des hautes institutions de la République.