Actualités of Friday, 21 August 2026
Source: www.camerounweb.com
L'avion présidentiel s'est posé ce jeudi 20 août à Yaoundé-Nsimalen. Après 74 jours passés hors du Cameroun, Paul Biya est rentré au pays. Parti le 7 juin pour un « séjour privé » en Europe, sans aucune information officielle sur sa destination ou son état de santé, le chef de l'État retrouve ses fonctions dans un climat d'incertitude. Pendant plus de deux mois, le silence des autorités a alimenté toutes les spéculations : hospitalisation, vacance du pouvoir, décrets apocryphes. L'opposition dénonce un vide institutionnel, estimant que l'absence prolongée du président constitue un dépassement des règles républicaines. Le gouvernement balaie ces critiques, affirmant qu'il n'y a jamais eu de vacance du pouvoir. Quelques centaines de partisans ont accueilli le président à son arrivée. Paul Biya, au pouvoir depuis près de 44 ans, entame un nouveau chapitre de son règne. Ce retour, s'il rassure sur la continuité des institutions, ne dissipe pas les craintes sur la fragilité des mécanismes de suppléance.
ETOUDI: Paul Biya de retour après 74 jours, la polémique constitutionnelle demeure
Le président a regagné Yaoundé ce jeudi 20 août, mettant fin à deux mois et demi d'absence et de rumeurs. Mais son séjour privé en Europe relance le débat sur le respect de la Loi fondamentale.
L'avion présidentiel s'est posé ce jeudi à Yaoundé-Nsimalen. Après 74 jours passés hors du Cameroun, Paul Biya est rentré au pays. Parti le 7 juin pour un "séjour privé" en Europe, sans aucune information officielle sur sa destination ou son état de santé, le Chef de l'État retrouve ses fonctions dans un climat d'incertitude.
Pendant plus de deux mois, le silence des autorités a alimenté toutes les spéculations : hospitalisation, vacance du pouvoir, décrets apocryphes. Le gouvernement s'est contenté de quelques communiqués, sans jamais lever le voile sur la situation réelle du président âgé de 93 ans.
L'opposition dénonce un vide institutionnel
Au-delà des rumeurs, c'est la question constitutionnelle qui fâche. L'article 6 de la Constitution prévoit qu'en cas d'empêchement, le Conseil constitutionnel doit être saisi pour assurer l'intérim. Aucune procédure n'a été engagée. Pour l'opposition, cette absence prolongée constitue un dépassement des règles républicaines. Le gouvernement, lui, balaie ces critiques, affirmant qu'il n'y a jamais eu de vacance du pouvoir.
Un retour sobre, des interrogations persistantes
Quelques centaines de partisans ont accueilli le président à son arrivée, dans un dispositif sécuritaire renforcé. La télévision publique a largement couvert l'événement, tandis que sur les réseaux sociaux, les Camerounais exprimaient leur lassitude face à ce "mystère d'État".
Paul Biya, au pouvoir depuis près de 44 ans, entame un nouveau chapitre de son règne. Ce retour, s'il rassure sur la continuité des institutions, ne dissipe pas les craintes sur la fragilité des mécanismes de suppléance. Une réception des Lionnes Indomptables est déjà annoncée au palais, symbole d'une normalité que beaucoup peinent encore à croire.
Journal Voix d'Afrique
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