Depuis 2006, l’opération Épervier a révélé un triste constat : le détournement de fonds publics a touché les plus hautes sphères de l’État camerounais. Parmi les figures marquantes figurent des personnalités de hauts dont la plupart était soupçonné d’avoir des ambitions présidentielles.
Détenus en majorité à la prison centrale de Yanoudé, Kondengui, ils connaissent des fortunes diverses. Certains, dont Yves Michel Fotso, ont bénéficié d’une grâce présidentielle pour des raisons sanitaires contrairement à d’autres qui n’ont pas eu cette chance et qui sont passés de vie à trépas comme l’ex directeur général de la CRTV, Gervais Mendo Zé.
• Yves Michel Fotso
L'ex patron de la Camair est condamné à perpétuité pour le détournent de 50 millions d’euros pour l’achat d’un avion présidentiel.
• Jean Marie Atangana Mebara
L'ancien Secrétaire général de la présidence a écopé de 60 ans de prison pour avoir détourné 4,4 millions d’euros.
• Ephraïm Inoni, Premier ministre, 440 000 d’euros, 20 ans.
• Marafa Hamidou Yaya, secrétaire général à la présidence, 31 millions d’euros, 20 ans.
• Polycarpe Abah Abah, ministre de l’Économie et des Finances, corruption liée à la redevance audiovisuelle : 12 millions d’euros, 31 ans.
• Urbain Olanguena Awono, ministre de la Santé, fonds mondiaux contre le sida et paludisme : 120 000 d’euros, 30 ans.
• Alphonse Siyam Siwe, ministre des Mines et directeur du Port autonome de Douala : 63,2 millions d’euros, perpétuité.
• Gervais Mendo Zé, directeur général de la CRTV : malversations et gestion douteuse.
• Zacchaeus Mungwé Forjindam, DG des Chantiers Navals et Industriels : 206 millions d’euros, perpétuité.
• Roger Ntongo Onguéné, directeur des aéroports : 2 millions d’euros, 30 ans.
• Gilles Roger Belinga, DG de la Société immobilière du Cameroun : 3 millions d’euros, 35 ans.
• Emmanuel Gérard Ondo Ndong, DG du FEICOM : 54 millions d’euros, 30 ans.
• Mohammed Iya, président de la FECAFOOT et DG de la SODECOTON : fonds publics détournés, 15 ans.
• Edgar Alain Mebe Ngo’o, ministre de la Défense : 35 millions d’euros, surfacturation et détournement.
Ces affaires rappellent, avec brutalité, que la corruption n’est pas seulement un crime contre l’État, mais contre la confiance et l’avenir de tout un peuple.









