Actualités of Friday, 17 April 2026

Source: www.camerounweb.com

ENS de Yaoundé : un étudiant dénonce

Une sortie dénonciatrice Une sortie dénonciatrice

À l’École normale supérieure (ENS) de Yaoundé, des pratiques sont dénoncées. Un étudiant auditeur met la lumière sur la méchanceté et l’arnaque qui baignent là-bas. Découvrez son intervention.

Nous sommes étudiants en 4e année à l’École normale supérieure de Yaoundé et nous traversons une situation très préoccupante depuis le début de l’année académique.

En effet, au début de l’année, lors du lancement du recrutement des auditeurs, bien que nous soyons déjà inscrites depuis le niveau 1 (depuis 2022), il nous a été demandé de repostuler comme de nouveaux entrants.

L’objectif semblait être que nous payions à nouveau les frais de dossier pour le second cycle, alors que cette transition se fait habituellement de manière automatique pour les anciens étudiants.

Malgré cela, nous avons respecté toutes les démarches exigées. Cependant, nous avons été surprises de constater que, lors de la publication des listes du second cycle, aucun nom d’ancien étudiant du niveau 3 n’y figurait.

Nous avons déposé des plaintes et, au sein du campus (notamment au secrétariat de la directrice), on nous a rassurés en affirmant qu’une nouvelle liste, signée par le recteur de l’université de Yaoundé I, serait publiée afin de régulariser notre situation. Malheureusement, durant tout le premier semestre, aucune liste n’a été publiée.

Pendant la période des examens, il nous a été exigé de payer la scolarité (250 000 francs CFA) avant de composer. Nous nous sommes exécutés, mais à notre grande surprise, nos notes de fin de semestre n’ont jamais été publiées et nos noms ne figuraient sur aucune liste.

Aujourd’hui, il nous est annoncé que nous n’avons plus de suite dans cette école, après avoir perdu toute une année académique et versé la somme de 250 000 francs CFA. Nous avons pourtant entrepris toutes les démarches possibles, en frappant à toutes les portes administratives de l’établissement, allant jusqu’à saisir la directrice, mais sans suite.