Actualités of Thursday, 19 February 2026

Source: www.camerounweb.com

Du rififi au sein de l’armée camerounaise : Des officiers supérieurs haussent le ton

Le sieur Eran Moas est devenu pratiquement le patron du BIR Le sieur Eran Moas est devenu pratiquement le patron du BIR

Ça sent le roussi au sein de l’armée camerounaise. Certains officiers de haut rang ne supporteraient pas hégémonie israélienne. Ils ne cachent plus leur hostilité face à cette situation.

En effet, selon certaines indiscrétions, des officiers supérieurs affirment, désormais ouvertement, que le Cameroun est devenu pour les consultants Israéliens, ce qu’était les Comores pour le mercenaire français Bob Denard. Un seul nom revient en boucle : Eran Moas.

Le sieur Eran Moas est devenu pratiquement le patron du Bataillon d’intervention rapide (BIR), une unité d’élite de l’armée camerounaise placée sous les ordres directs de Paul Biya. Le bataillon est réputé pour la rigueur de l’entraînement qu’il impose à ses soldats et pour l’armement supérieur auquel il a accès.

La figure d'Eran Moas, dont le train de vie fastueux avait été révélé en 2020, reste emblématique de cette collaboration. Bien que son rôle exact en 2024 soit moins clair, son influence et celle d'autres ressortissants israéliens dans les cercles du pouvoir camerounais demeurent significatives. Le Bataillon d'Intervention Rapide, créé initialement par l'Israélien Abraham Avi Sivan en 1999, continue d'être au cœur des polémiques. Malgré les condamnations internationales et la suspension partielle de l'aide militaire américaine en 2019, le BIR reste une force redoutée, accusée de violations des droits humains, notamment dans le contexte de la crise anglophone qui secoue le pays depuis 2016. En 2024, les témoignages recueillis auprès d'anciens membres du BIR et d'observateurs locaux indiquent que les méthodes de l'unité n'ont pas fondamentalement changé, malgré les pressions internationales. En 2024, la situation au Cameroun concernant l'influence des mercenaires israéliens semble figée dans un statu quo préoccupant. Malgré les révélations et les critiques, le système mis en place perdure, témoignant de la solidité des liens entre le régime de Paul Biya et ses partenaires israéliens.

Cette persistance soulève des questions cruciales sur la souveraineté du Cameroun, la réforme de ses forces de sécurité et le respect des droits humains dans le pays. Afin de redorer le blason de l’armée camerounaise et de reprendre la gestion de ce bataillon des mains des mercenaires Israéliens, la hiérarchie de l’armée hausse le ton. Quelle va être la réaction de Paul Biya face à ce nouveau développement ? C’est la question que beaucoup d’observateurs se posent.