Actualités of Wednesday, 29 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Du rififi au sein de l’armée : Le Général Tchemo Hector Marie conteste le décret de Paul Biya

Pour lui, c'est Ferdinand Ngoh Ngoh qui a signé le décret Pour lui, c'est Ferdinand Ngoh Ngoh qui a signé le décret

Le décret présidentiel du 28 juillet 2026 portant admission en deuxième section du général de division Tchemo Hector Marie continue d'alimenter les commentaires au sein de certains cercles militaires.

Selon des sources proches de l'armée camerounaise, l'actuel Major général de l'État-major des armées s'est présenté à son bureau ce mercredi 29 juillet et a poursuivi ses activités habituelles, malgré la lecture du décret à la CRTV.

Les mêmes sources affirment que l'officier supérieur remet en cause l'authenticité de cette décision. Elles soutiennent qu'il estime que le décret n'a pas été signé par le président Paul Biya, absent du Cameroun depuis plusieurs semaines, mais par une autre autorité.
« Le Général dit que ce décret lu à la CRTV n’est pas de Paul Biya et est l’œuvre de quelqu’un d’autre » ajoute la source.

D'après ces mêmes informations, cette mise en deuxième section est intervenue quelques jours après une conversation privée au cours de laquelle le général a évoqué l'état de santé du chef de l'État. Pour lui, c'est Ferdinand Ngoh Ngoh qui a signé le décret, c'est sans effets pour lui.

Né en 1942 à Baham, le général Tchemo Hector Marie est l'une des figures marquantes des forces armées camerounaises. Formé à la prestigieuse École spéciale militaire de Saint-Cyr, au sein de la promotion « Corse et Provence » (1964), puis à l'École de guerre de Paris en 1991, il a occupé plusieurs fonctions de premier plan, notamment celles de commandant de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC), de chef d'état-major adjoint des armées et de Major général à l'État-major des armées. Il a également contribué à la formation de nombreux officiers à l'École supérieure internationale de guerre.

L'admission en deuxième section ne correspond pas à une retraite classique. Ce statut met fin aux fonctions de commandement actif tout en maintenant l'officier dans les cadres de l'institution militaire. L'intéressé conserve son grade ainsi que certains privilèges protocolaires, notamment le port de l'uniforme lors des cérémonies officielles. En théorie, il peut également être rappelé en service en cas de circonstances exceptionnelles, même si cette éventualité demeure rare.

Cette mesure constitue ainsi une reconnaissance de la carrière accomplie par l'officier tout en marquant la fin de son parcours opérationnel au sein des forces armées camerounaises.