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Crime & Punishment of Wednesday, 11 July 2018

Source: Sinotables.com

Dschang: il trouve la mort au cours d’une ballade dans la rue

Un homme de plus de 65 ans a trouvé la mort mardi 10 juillet dans la rue à Dschang, alors qu’il présentait des signes d’épuisement depuis près de 48 heures, lorsque les habitants du coin ont remarqué la présence de cette silhouette.

L’homme qui est décédé dans la journée de mardi, des suites de maladie, en face de l’Hôtel de ville de Dschang, dans la rue vers l’agence de voyage Mazi devait être déprimé.

« Depuis hier il tournait dans les parages. Il avait l’air très fatigué. Mais il n’a demandé secours à personne. A la fin de la journée il est venu s’asseoir près du mur. Ce matin il était encore là, mais vivant », témoigne un commerçant.

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« Mon Beau », comme on l’appelait dans les lieux ouverts aux paris de chevaux et au marché B om il vendait des bouteilles aux détaillants d’huile de palme est né Tsafack André.

Originaire de Fongo-Tongo, plus précisément du village Apouh, il avait décidé de mener une vie dans la poubelle après quelques situations douloureuses au niveau de sa famille. Il a perdu deux de ses trois enfants. Sa femme est partie. Tout cela l’a traumatisé.

Selon des sources concordantes, « Mon Beau » avait trois enfants : 02 hommes et une fille. Ses deux garçons sont morts. Par la suite il a été abandonné par sa femme. Seule sa fille est en contact avec lui. Traumatisé par ces drames il a quitté Douala, où il était couturier, pour s’établir à Dschang.

« Il est le frère de mon père. Je lui avais trouvé une chambre. Il y a passé quelque temps. Et, par la suite il m’a dit qu’il ne se sentait pas dans sa peau d’être à la charge de quelqu’un. Il veut choisir là où il va vivre, mais il faudrait que je lui donne chaque fois l’argent destiné à payer le loyer de sa chambre », a indiqué un fils accouru.


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Sa fille lui envoyait de l’argent. Il chinait les poubelles, ramassait des bouteilles qu’il lavait et vendait aux détaillants d’huile de palme. Mais tout son argent lui servait à parier pour la course de chevaux et à boire du whisky en sachet. « Le père-ci dormait dans un kiosque au marché de Tsinfem», lance un passant à la découverte du corps.

Saisis pour le drame, le commissariat du 2e Arrondissement de la ville de Dschang sous la conduite de son principal chef, le commissaire de police Nnane Sonne, a effectué une descente sur le lieu. Et en présence du procureur de la république et du médecin légiste, le corps a été enlevé par les services d’hygiène de la Mairie de Dschang puis déposé à la morgue.