« C'est son problème » : trois mots qui en disent long sur la fracture qui oppose le professeur Mathias Owona Nguini à sa propre sœur, Félicité Owona Mfegue. Invité à commenter le fait que sa sœur s'affiche publiquement à contre-courant de ses positions – notamment en soutenant Samuel Eto'o, dont il est un critique virulent – le politologue a opposé un mur de silence. Pas d'explication, pas d'ouverture, pas même une tentative de dialogue familial. Juste un « Ce n'est pas mon souci », répété comme un mantra. Pourtant, l'analyse révèle que cette fracture entre frère et sœur ne serait qu'un prétexte : la vraie tension, plus ancienne, prendrait racine dans des dynamiques familiales classiques – des demi-sœurs séparées très jeunes, un père qui a longtemps privilégié certains enfants, et des femmes qui réclament aujourd'hui la reconnaissance qu'on ne leur a pas toujours donnée. Rien d'exceptionnel, si ce n'est que cette fois, la dispute familiale se joue devant les caméras, sur fond de crise à la Fecafoot.
« C'est son problème » : quand le professeur Owona Nguini refuse de commenter sa propre sœur
Mes amis, il y a des silences qui parlent plus fort que n'importe quel discours. Face à notre consultant, le professeur Mathias Owona Nguini, la question était simple : que pensez-vous du fait que votre propre sœur, Owona Mfegue, s'affiche publiquement à contre-courant de vos positions ? Sa réponse, répétée comme un mantra tout au long de l'entretien : « C'est son problème. » Pas d'explication, pas d'ouverture, pas même une tentative de dialogue familial. Juste un mur.
Le contexte, pour ceux qui suivent : le professeur Owona Nguini a été de ceux qui critiquent la gestion de Samuel Eto'o à la Fécafoot. Sa sœur, elle, penche du côté du président de la fédération. Et lorsqu'on lui reproche récemment de fréquenter des personnes que certains qualifient de « semi-lettrées » — une pique à peine voilée visant son entourage, Eto'o compris — le professeur choisit de répondre non pas par la défense de ses fréquentations, mais par une leçon héritée de son père : ce n'est pas le titre qui fait la valeur d'un homme, c'est son tempérament. Il rappelle même que son meilleur ami à Paris a mis 28 ans à découvrir qui était réellement sa famille — preuve, dit-il, que dans ses relations, le rang social n'a jamais compté.
Une belle philosophie sur le papier. Mais elle bute sur une réalité plus embarrassante : quand l'adversité vient de la propre chambre familiale, comme le relève notre journaliste, le silence n'est plus une posture, il devient un aveu. Le professeur, chef de famille selon nos informations, refuse même l'idée d'un simple appel à sa sœur pour apaiser les choses. « Ce n'est pas mon souci », répète-t-il.
L'analyse qui suit sur le plateau va plus loin : cette fracture entre frère et sœur ne serait qu'un prétexte. La vraie tension, plus ancienne, prendrait racine dans les dynamiques classiques de nos familles africaines — des demi-sœurs séparées très jeunes dans des conditions difficiles, un père qui a longtemps privilégié certains enfants, et des femmes qui, devenues adultes, réclament aujourd'hui la reconnaissance qu'on ne leur a pas toujours donnée. Rien d'exceptionnel, en somme, si ce n'est que cette fois, la dispute familiale se joue devant les caméras, sur fond de crise à la Fécafoot.
Ce qui frappe, au fond, c'est ce refus obstiné d'un homme public, habitué au débat et à la contradiction sur toutes les questions politiques du pays, de simplement dire un mot sur sa propre sœur. Comme si l'autorité qu'il revendique partout ailleurs s'arrêtait net à la porte de sa famille.
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