Actualités of Saturday, 12 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Douze millions d’hectares à restaurer, mais aucun chèque encore signé

Douze millions d’hectares représentent bien davantage qu’un chiffre de conférence. Ce sont des champs, des pâturages, des bassins versants et des villages où la fertilité décide directement du revenu et parfois de la paix locale.

En marge de la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification à Oulan-Bator, le Cameroun a engagé des discussions avec la Banque africaine de développement et la Banque islamique de développement. L’objectif annoncé est de mobiliser des ressources pour restaurer 12 millions d’hectares.

Les informations publiées évoquent une dégradation touchant plus de 60 % des terres arables dans les régions septentrionales. Ce taux doit être rattaché à une étude et à une année de référence, car dégradation, désertification et baisse de fertilité ne désignent pas exactement le même phénomène.

Le chantier associe régénération naturelle, gestion de l’eau, agroforesterie, protection des sols et adaptation des pratiques pastorales. Son succès dépendra de la sécurisation des droits d’usage : restaurer une parcelle sans clarifier qui la cultive, y fait paître ses animaux ou récolte le bois prépare de nouveaux conflits.

Aucun financement définitif n’a été annoncé. La rencontre ouvre une négociation, elle ne constitue pas un décaissement. Les lecteurs doivent pouvoir suivre ensuite les montants, les hectares réellement traités, le coût par hectare et la part des ressources administrée par les communes et communautés.