N’zui Manto appelle ça un « accident de travail ». Les faits se sont produits dernièrement à Bonapriso (Douala) dans la matinée. La rédaction de CamerounWeb vous informe à travers le récit du lanceur d’alerte susmentionné.
Une femme, cheveux au vent, trottine silencieusement le trottoir, son sac à main accroché à l’épaule, dans l’attente d’un taxi. Elle profite du vent climatisant soufflant dans le quartier lorsqu’une moto avec à son bord trois individus accélère et fonce vers elle à toute vitesse.
L’un des passagers de l’engin à deux roues arrache violemment son sac. L’action crucifie la femme incapable de réagir à la soudaineté des événements.
Les criminels en fuite, croyant s’en tirer, n’avaient pas vu cet Européen au volant de son véhicule qui les avait vus. Ce dernier accélère à son tour, heurte la moto et renverse les malfaiteurs.
« Je suis désolé les copains, j’espère que vous prendriez le sursis comme en France », déclare l’Européen qui aussitôt quitte les lieux, cédant la place à une foule enragée.
Deux malfrats boitant, courant à toutes jambes, ignorent que leurs pas vont au rythme d’une tortue. Ils sont coincés dans leur lieu de chute par une cascade de gourdins et de coups indistincts.
De l’essence et une bûchette d’allumette concluent en flammes le passage dans ce monde des deux malfrats immondes. Le troisième larron, quant à lui, a réussi à se volatiliser. Il devra trouver une nouvelle équipe pour le prochain coup espérant que le sort lui soit éternellement indulgent.









