Actualités of Friday, 13 February 2026
Source: www.camerounweb.com
Le dernier discours de Paul Biya lors de la célébration de la fête de la jeunesse expose les limites du régime RDPC et révèle les signes avant-coureurs d’une fin tragique.
Quelle gouvernance
Ce septennat dit des Grandes Espérances ne pouvait plus mal commencer ! Et pourtant, à l'ampleur des fraudes électorales massives au profit de Paul Biya qui ont émaillé la présidentielle du 12 octobre dernier, il s'est trouvé des concitoyens -même parmi les Biyaïstes et autres Rdpcistes- à rêver grandement d'un sursaut d'orgueil de Paul Biya dans son mode de gouvernance. Paul Biya dont les laudateurs disent en chœur qu'il est dévoré par l'amour de la patrie et le légalisme, travaillant sans relâche et sans jamais ressentir le poids de ses quelques 93 ans d'âge (si ce n'est plus), au palais de l'Unité comme à l'hôtel Intercontinental de Genève, à Etoudi comme à Mvomeka'a.
Le fait est que 97 jours après la prestation de serment de l'homme du 6 novembre 1982, et 42 jours après son annonce solennelle d'un remaniement ministériel "dans les prochains jours", il n'y a toujours pas de remaniement ministériel à l'horizon ! Alors que ce gouvernement, qui est en place depuis sept (7) interminables années, compte en son sein quatre (4) membres décédés depuis plus de trois (3) ans, deux (2) démissionnaires et de nombreux autres cités abondamment dans des scandales d'assassinats crapuleux, de prévarication foncière, de conflits d'intérêts, d'enrichissement illicite, de détournements massifs de deniers publics et de pillage des ressources pétrolières, minières et forestières du Cameroun.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il n'y a toujours pas de décret présidentiel de nomination des 10 gouverneurs de régions qui sont hors-la-loi depuis plus d'un (1) an !
Et encore moins les décrets de nomination des dizaines et des dizaines de PCA, DG et DGA illégaux de sociétés d'État, dont certaines sont gérées en toute impunité comme des épiceries familiales !
Ne parlons même pas du Conseil Supérieur de la Magistrature, dont la dernière session s'est tenue il y a six (6) ans, et qui attend depuis un (1) an de connaître ses 14 membres ! Un conseil qui est pourtant censé se réunir deux (2) fois par an autour de son président, Paul Biya.
Les six (6) promotions de magistrats qui attendent désespérément d'être enfin intégrées vont sauf que continuer d'attendre désespérément! D'autant plus qu'il se chante dans les couloirs du ministère de la Justice que "les urgences, c'est à l'hôpital".
Ainsi, le Cameroun tout entier est littéralement à l'arrêt, suspendu qu'il est à la seule signature d'un homme : Paul Biya, président de la République, chef de l'État et président du Conseil Supérieur de la Magistrature. Une signature qui se fait attendre désespérément. Où est donc le souci fondamental de la vie des 30 millions de Camerounais, de l'intérêt supérieur de la Nation camerounaise, de l'image et du rang du Cameroun dans le concert des nations ?
Quoi qu'il en soit, dans l'attente rendue désespérante de la signature du président de la République, chef de l'État et président du Conseil Supérieur de la Magistrature, les milliers de tonnes d'ordures ménagères produites par jour continuent d'infester chaque jour davantage les centres urbains camerounais sous le regard impuissant du gouvernement le plus incompétent de la planète terre!
C'est dans cet environnement sociopolitique que le gouvernement de combat de Paul Biya prépare plus qu'activement la visite tant espérée du Pape Léon XIV au Cameroun, terre de Discours officiels creux, de Médiocratie, d'Inertie, d'Immobilisme et de Désespérance dans la conduite des affaires de l'État.
PS : La liste électorale nationale n'a pas été publiée par Elections Cameroon - Elecam au 30 décembre 2025. Non plus. En violation flagrante de la Loi et en toute impunité. Ouvrant une fois de plus la porte à toutes les fraudes électorales possibles au profit du RDPC, parti au pouvoir, et du "candidat naturel" du RDPC à l'élection présidentielle. C'est dire que le sort malheureux des plus de trente (30) compatriotes qui ont été assassinés lors de la crise post-électorale, et des près de deux mille (2.000) concitoyens qui ont été incarcérés pour avoir osé revendiquer la vérité des urnes laisse totalement indifférents les hommes politiques véreux qui rêvent encore d'instaurer un gouvernement perpétuel au Cameroun. Point n'est besoin de rappeler que Paul Biya a félicité vivement Elecam, pour l'organisation et la gestion de cette élection présidentielle qui restera à jamais en travers de la gorge des citoyens camerounais qui n'auront de cesse de revendiquer LA VÉRITÉ DES URNES.