Le contraste est saisissant entre une diaspora nombreuse et un volume d’inscriptions très faible. Il faut encore déterminer ce que ce chiffre mesure exactement.
La révision des listes électorales s’est achevée avec 252 830 nouvelles inscriptions et un fichier brut annoncé à 8 238 778 électeurs. Parmi ces nouvelles inscriptions, 234 seulement concerneraient les Camerounais établis à l’étranger, selon des données relayées le 4 septembre.
Le chiffre ne représente pas nécessairement l’ensemble des électeurs déjà inscrits dans la diaspora. Il semble concerner le flux nouveau de l’année 2026. Cette nuance doit être confirmée avant toute comparaison avec la taille des communautés camerounaises à l’étranger.
L’inscription dépend de la présence d’une représentation diplomatique, des horaires, des documents exigés et de l’information disponible. Pour une personne vivant loin d’une ambassade ou d’un consulat, le coût du déplacement peut devenir un obstacle majeur.
Elecam pourrait publier les inscriptions nouvelles, le stock total d’électeurs, les cartes produites et les retraits par pays. Cette transparence permettrait de distinguer le manque de mobilisation des difficultés d’accès. Les 234 inscriptions ne sont pas seulement un mauvais résultat. Elles sont une invitation à comprendre où le processus perd les électeurs.









