Le 2 octobre 2026, la présidence a publié deux décrets autorisant des accords de financement pour le corridor Douala–Bangui et la route Douala–Bafoussam.
Le premier porte sur 347,5 millions d’euros auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement. La Banque mondiale avait présenté en juin un programme régional de 1,12 milliard de dollars, dont une première phase de 525 millions, mêlant réhabilitation, sécurité routière et maintenance.
L’axe Douala–Bangui dépasse 1 400 kilomètres et transporte plus de 80 % du commerce extérieur centrafricain. La Banque mondiale cite des trajets de neuf à douze jours et 38 points de contrôle au Cameroun, dont 17 associés à des paiements informels.
Le second décret concerne un accord de vente à tempérament avec la Banque islamique de développement pour Douala–Bafoussam. Le montant n’apparaît pas dans la page publique du décret ; il ne doit donc pas être additionné au prêt BIRD sans document complet.
La valeur de ces décisions dépendra des tronçons choisis, des calendriers, du contrôle des marchés et d’indicateurs publics sur le temps de trajet. Emprunter ne répare aucune route à lui seul : l’exécution et la maintenance feront la différence.









