Actualités of Thursday, 15 January 2026

Source: www.camerounweb.com

Des travaux d'aménagement à la résidence d'Amougou Belinga, prélude à une libération ?

Dans une révélation exclusive, Jeune Afrique rapporte que des travaux d'aménagement auraient débuté à la résidence de Jean-Pierre Amougou Belinga, l'homme d'affaires détenu dans l'affaire de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo. Ces préparatifs alimentent les spéculations sur une possible libération imminente.


Selon des documents audio consultés par Jeune Afrique, des travaux d'aménagement auraient effectivement démarré à la résidence de l'homme d'affaires située à Mvan, dans la capitale camerounaise. Cette information exclusive révélée par le magazine panafricain intervient alors qu'une deuxième demande de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Amougou Belinga est en cours d'examen devant la chambre criminelle de la cour d'appel du Centre.


Pour les observateurs de cette affaire, ces travaux à domicile ne sont pas anodins. Jeune Afrique rapporte que ces aménagements sont interprétés comme des préparatifs en vue d'un retour imminent à domicile de l'homme d'affaires actuellement incarcéré depuis près de deux ans.

Le timing de ces travaux, révélé par Jeune Afrique, coïncide avec l'examen de la demande de libération par les magistrats René Florentin Emgbang Ondoa et Gabriel Pascal Tankoua, ce qui alimente les suspicions d'une issue favorable pour le détenu.

Contrairement aux arguments avancés par les avocats de Jean-Pierre Amougou Belinga, qui soutiennent que l'incarcération aurait gravement fragilisé son empire économique, la partie civile réfute catégoriquement cet argument, comme le rapporte Jeune Afrique.

"Même en détention, ses entreprises continuent de fonctionner. Amougou Belinga Petroleum a même été inaugurée pendant son emprisonnement. On est donc loin de tout effondrement économique", tranche Me Félicité Esther Zeifman, conseil de la partie civile, dans des propos rapportés par Jeune Afrique.

Cette réalité économique contraste avec les plaidoiries de la défense et suggère que l'homme d'affaires maintient le contrôle de son empire malgré sa détention, souligne l'enquête de Jeune Afrique.

Dans les révélations de Jeune Afrique, Me Zeifman met en avant un risque majeur en cas de mise en liberté : la fuite de son client. "Amougou Belinga dispose d'un passeport diplomatique centrafricain, qui lui aurait été délivré par le président Faustin-Archange Touadéra. Une fois libre, qui pourrait réellement l'empêcher de quitter le territoire ?" s'interroge l'avocate dans les propos rapportés par Jeune Afrique.

Cette possession d'un document diplomatique étranger, révélée par le magazine, constitue un élément nouveau dans le dossier et renforce les craintes de la partie civile quant à une possible fuite de l'homme d'affaires s'il venait à être libéré.

Les avocats de la famille Martinez Zogo rappellent dans leur courrier consulté par Jeune Afrique que "le code de procédure pénale ne permet aucune mise en liberté lorsque la personne encourt l'emprisonnement à vie ou la peine de mort. Les magistrats ne peuvent s'autoriser à tordre le cou à cette exigence légale".
Cet argument juridique, mis en avant dans les documents révélés par Jeune Afrique, constitue un obstacle majeur à toute libération de Jean-Pierre Amougou Belinga, compte tenu de la gravité des charges qui pèsent contre lui.

Comme le conclut Jeune Afrique dans son enquête, la conjonction de ces éléments - travaux à la résidence, demande de libération, pressions présumées de hauts responsables d'État - place les magistrats sous une pression maximale. Les préparatifs révélés à Mvan semblent témoigner d'une confiance, voire d'une certitude, quant à l'issue favorable de la procédure en cours.

Cette affaire, qui continue de secouer le Cameroun près de deux ans après l'assassinat du journaliste Martinez Zogo, demeure ainsi un véritable baromètre de l'état de la justice et des rapports de force au sein de l'État camerounais, conclut l'investigation de Jeune Afrique.