Actualités of Tuesday, 1 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Dernières minutes : le RDPC en grand danger

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L'Organisation du Mouvement Patriotique (OMP) est montée au créneau à la suite des échanges intervenus entre le ministère de l'Administration territoriale (MINAT) et le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Dans un communiqué signé le 1er septembre 2026, le président national du parti, Léon Thellier Onana, dénonce ce qu'il qualifie d'application sélective de la loi et appelle les autorités à soumettre le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti au pouvoir, aux mêmes exigences juridiques que celles imposées aux formations de l'opposition.



Selon l'OMP, la posture adoptée par le MINAT dans le dossier du MRC donne le sentiment d'une intervention de l'administration dans le fonctionnement interne des partis politiques. Le parti considère que, dans un État de droit, il revient aux juridictions compétentes de trancher les différends internes aux formations politiques, et non à l'administration de se poser en arbitre de la légitimité de leurs dirigeants — une posture que l'OMP juge contraire aux exigences de neutralité de l'administration, d'égalité devant la loi et de pluralisme démocratique.

Le cas du RDPC mis en parallèle

Pour étayer son argumentation, l'OMP rappelle que la régularité des organes dirigeants du RDPC fait elle-même l'objet d'une procédure judiciaire distincte. Le communiqué évoque une requête introduite le 2 juillet 2025 devant le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi par Léon Thellier Onana lui-même, visant l'annulation des résolutions ayant prorogé les mandats des membres du Comité Central et du Bureau Politique du parti au pouvoir. Enregistrée sous le numéro 2824, cette procédure demeure, selon l'OMP, toujours pendante, aucune décision définitive n'ayant à ce jour tranché la question de la régularité de la candidature de Paul Biya à l'élection présidentielle d'octobre 2025.

« Il ne peut y avoir une loi pour l'opposition et une autre pour le RDPC »

Partant de ce constat, Léon Thellier Onana estime que si le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, entend invoquer les procédures judiciaires en cours pour apprécier la situation du MRC, il devrait appliquer le même raisonnement au parti au pouvoir. « Il ne peut y avoir une loi pour l'opposition et une autre pour le RDPC. La République ne connaît qu'une seule loi, applicable à tous », affirme le communiqué, qui appelle à une application impartiale des textes en vigueur.

Plusieurs initiatives annoncées

Dans son communiqué, l'OMP annonce une série de mesures concrètes. Le parti indique qu'il demandera systématiquement à Elections Cameroon (Elecam) ainsi qu'au Conseil Constitutionnel de rejeter toute liste du RDPC qui serait présentée sans la tenue préalable du congrès légal du parti. Il annonce également qu'il exigera des juridictions saisies une application « impartiale et rigoureuse » de la loi, sans traitement différencié entre le parti au pouvoir et les formations d'opposition.



L'Organisation du Mouvement Patriotique invite par ailleurs Paul Atanga Nji à exercer, à l'égard du RDPC, la même vigilance juridique que celle qu'il déploierait, selon elle, envers les autres formations politiques, estimant que « lorsqu'on exige des autres qu'ils mettent de l'ordre dans leur maison, il faut avoir la décence d'en faire de même chez soi ». Le parti appelle enfin ses militants, ses sympathisants ainsi que l'ensemble des « forces du changement » à demeurer sereins et mobilisés, dans la perspective des prochaines élections législatives et municipales, réaffirmant que « le changement ne tombera pas du ciel » et qu'il appartient au peuple camerounais de le construire dans les urnes.