Actualités of Saturday, 17 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Dernière minute : voici la première erreur de Rémy Nama qui va précipiter sa mort

Des chants, des danses, des youyous, des embrassades. Ce vendredi 16 octobre 2026, le quartier Tropicana à Yaoundé a vibré au rythme de la nomination de Rémy Nama à la présidence du Conseil constitutionnel. Mais derrière la liesse populaire, une question dérange : ces scènes sont-elles si différentes de celles observées lors de la nomination de son prédécesseur, décédé le 4 octobre et pas encore inhumé ?

C'est une image qui a fait le tour des réseaux sociaux. Ce vendredi 16 octobre 2026, dès l'annonce de la nomination de Rémy Nama à la présidence du Conseil constitutionnel, une foule de parents, d'amis et de connaissances a afflué vers sa résidence au quartier Tropicana, à Yaoundé. Chants, youyous, danses, applaudissements : l'ambiance était à la fête.



Le moment le plus fort de la journée a été le retour du nouveau promu à son domicile. Escorté par des gendarmes, Rémy Nama a dû se frayer un passage à travers la foule venue l'accueillir. Les femmes, particulièrement enthousiastes, ont donné le ton avec des chants et des pas de danse. Autour de lui, les félicitations se sont multipliées.

Ces scènes confirment une réalité bien ancrée dans les habitudes sociales camerounaises : une nomination à une haute fonction de l'État dépasse souvent la seule personne qui en bénéficie. Elle devient un événement partagé par les proches, la famille élargie et parfois toute une communauté.



Mais ce qui frappe les observateurs, c'est la similitude de ces scènes avec celles qui avaient accompagné, il y a quelques années, la nomination de Clément Atangana à la tête du Conseil constitutionnel. À l'époque, des scènes de liesse similaires avaient été observées. Des chants, des danses, des youyous avaient accueilli le premier président de l'institution.

Aujourd'hui, Clément Atangana est décédé. Il n'est pas encore inhumé. Et son successeur est déjà nommé, déjà célébré. Un contraste qui ne manque pas de susciter des réactions.

« La roue tourne »

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont relevé l'ironie de la situation. « La roue tourne », commente l'un d'eux. « Aujourd'hui, c'est Rémy Nama qui est célébré. Demain, ce sera un autre. Et ainsi de suite. » D'autres ont exprimé une certaine amertume : « On célèbre la nomination d'un nouveau président du Conseil constitutionnel alors que son prédécesseur n'est même pas encore enterré. C'est le symbole d'un système qui ne s'arrête jamais. »



Rémy Nama n'est pas un inconnu dans le sérail. Magistrat de carrière, il occupait jusqu'ici les fonctions de chargé de mission au Secrétariat général de la présidence de la République. Il avait également représenté la présidence au sein de conseils d'administration d'organismes publics, notamment celui du MATGENIE.

Originaire du département de la Mefou-et-Akono, dans la région du Centre, il succède à Clément Atangana, décédé le 4 octobre 2026 à Paris. Sa nomination est intervenue quelques jours seulement après la disparition de son prédécesseur.