Grosse colère au sein de l'armée camerounaise, le moment tant attendu est enfin arrivé, le jour que tout le monde redoutait, si on est du côté du parti au pouvoir, ou appelait de tous ses vœux, lorsqu'on se trouve dans le camp des détracteurs du régime de Yaoundé. La situation a visiblement atteint un point critique, à tel point que des forces de l'ordre et de sécurité, regroupées au sein du Bataillon d'intervention rapide (BIR) veulent prendre le pouvoir sans trop attendre.
La décision est prise et est quasiment en cours d'exécution. Paul Biya et tous ses collaborateurs devraient être actuellement animés par une peur sans précédent. L'armée qui les a toujours protégés est désormais déçue et prête à frapper fort, ce qu'on peut qualifier, sans risque de se tromper, de coup d'État.
Tout est parti de ce que les éléments en rébellion appellent un « désordre total » et du « foutage de gueule ». Cette situation ne fait que trop durer, nous confie un parmi eux. Ils sont furax vis-à-vis du ministère de la Défense et de l'autre des Finances qui les mettent mal à l'aise et leur donnent le motif parfait pour faire partir Paul Biya et tout son gouvernement sans autre forme de procès.
Nous leur avons laissé la parole afin qu'ils puissent dire concrètement ce qui se passe et pourquoi décident-ils d'enclencher le processus de putsch, surtout si rien n'est fait dans les instants qui suivent.
Ce que le ministère des Finances engage avec les forces de défense concernant les allocations familiales, mesure-t-il vraiment l'impact social que cela va causer dans nos familles ? Calcul simple, réalité brutale : un militaire avec 10 enfants est égal à 5 400 francs fois 10 qui donne 54 000 francs, c'est coupé directement sur le salaire.
Si ce militaire est déjà sous crédit, s'il touche seulement 100 000 francs, après la coupe, il lui reste 46 000 francs. Il est en location, il a trois enfants à scolariser, à nourrir, à soigner. Question, il fait quoi avec 46 000 francs CFA le mois ?
On parle de moral des troupes. Un militaire qui n'arrive plus à nourrir sa famille est un militaire démobilisé. Proposition, si l'État doit supprimer les allocations, qu'il reverse tous les droits directement dans le bulletin de solde.
Que la hiérarchie voit l'impact réel avant l'application. On défend la nation, mais qui défend nos familles ? Nous soldats sur le terrain, dans les régions du Nord-Ouest, Sud-Ouest, Extrême-Nord, Nord et Adamaoua, n'avons plus besoin de lutter contre Boko Haram ni les séparatistes ou les coupeurs de routes.
Vient ensuite la menace sérieuse : « Nous nous rendons comme ça à Yaoundé pour nos ennemis le ministère des Finances, le ministère de la Défense, bref tout le gouvernement non seulement pour les limoger et occuper leurs villas et aussi leurs postes ». Depuis Wum,
Depuis Wum, situé dans la région du Nord-Ouest empruntée à la guerre, les militaires et les sous-officiers du BIR font entendre leur voix. Les prochaines heures s'annoncent électriques.









