Actualités of Friday, 21 August 2026
Source: www.camerounweb.com
Le cyberactiviste N'zui Manto n'est plus du tout à présenter. On parle de l'une des voix les plus virulentes et suivies de la diaspora camerounaise et par les citoyens restés au pays par manque de moyens pour voyager ou par choix patriotes ou encore par décisions personnelles. La nouvelle est là, le lanceur d'alerte est annoncé au pays pour un mission vraiment importante.
Alors que le Cameroun traverse une période politique exécrable, marquée par de vives tensions et des débats sur la longévité et la transition au sommet de l'État, lesquels sont animés par des personnes comme N'zui Manto et Cie, la question d'un retour de l'homme s'est toujours posée. Peut-il un jour revenir dans son propre pays ? Entre menaces judiciaires, pressions sécuritaires et réalité du régime de Yaoundé, « les chances d'un retour pacifique du célèbre informateur seraient infimes », nous a confié un jour un homme politique lorsque nous lui avons demandé son avis.
Selon ce dernier, pour les autorités, N'zui Manto est l'homme à abattre médiatiquement. Mais le compatriote se protège tellement que personne ne connaît son vrai nom, resté sous un anonymat précieusement gardé. Il s'est imposé dans le paysage sociopolitique comme le cauchemar du régime de Paul Biya au pouvoir depuis 1982.
Le pays dans lequel réside Manto à l'étranger n'est pas non plus connu. Aucune information ne fuite sur ce qu'il fait comme travail, s'il a de la famille là-bas, une femme ou des enfants, des proches, etc. Rien. Absolument. Neither, comme le disent les Anglais, mais depuis là où il se trouvent, il balance des révélations fracassantes sur la corruption, les abus de pouvoir, les coulisses de l'armée, la crise dans les régions anglophones, les fléaux sociaux comme le viol, le viol, les meurtres, les escroqueries… sur ses différentes pages Facebook et Telegram.
C'est devenu une cible prioritaire des services de renseignement camerounais. En l'état, la question de son retour au pays soulève des passions. Mais dans les faits, les portes de sa patrie lui restent hermétiquement fermées.
Si N'zui Manto posait un jour le pied à l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, avec le régime de Biya toujours en poste, l'arsenal juridique le briserait en s'appuyant sur des accusations d'incitation à la rébellion, de propagation de fausses nouvelles, de complicité de terrorisme, celles qu'il a l'habitude d'utiliser pour enfermer les activistes. Revenir donc serait signer son arrêt de mort, mais N'zui Manto est connu comme un homme qui ne connait pas la peur.
L'homme a lui-même publié une affiche sur la toile. On peut lire là-dessus « N'zui Manto au Cameroun ». Pour quelle raison ? « Pour l'éducation de nos enfants » parce qu'ensemble, « construisons leur avenir ».
Pour mieux comprendre, à l'occasion de la rentrée scolaire au Cameroun, « nous mobilisons des fonds pour offrir des fournitures scolaires aux enfants défavorisés à travers le pays », explique-t-il. Il a laissé un lien à travers lequel les volontaires peuvent contribuer au projet tout en leur remerciant par avance. On comprendre donc que par retour, sauf si nous nous trompons, N'zui Manto ne parle pas de sa présence physique qui serait comme un suicide, mais de sa contribution à distance.