Actualités of Friday, 16 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Détournement présumé de carburant : une quarantaine de policiers à Kondengui, selon Jeune Afrique

Image illustrative Image illustrative

Selon Jeune Afrique, le Tribunal criminel spécial semble estimer qu’une partie des volumes de carburant accordés à la police, que l’État n’a ni payés ni reconstitués, a alimenté un vaste trafic.

Le magazine rapporte que dans la nuit du 9 au 10 octobre, une quarantaine de personnes, dont des policiers de différents grades, ont été conduites à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé. Elles ont été placées sous mandat de dépôt pour détournement de biens publics en coaction et complicité. D’après Jeune Afrique, les listes publiées citent surtout des gestionnaires de soute à carburant à Yaoundé, Soa, Bamenda, Garoua et dans le Littoral, ainsi que le chef de service adjoint des carburants et lubrifiants de la DGSN.

Le magazine précise que l’enquête, conduite au départ par le Groupement spécial d’opérations (GSO), évoque des détournements pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliards de F CFA sur près de dix ans. Ce montant est une hypothèse d’enquête rapportée par Jeune Afrique, non un chiffre établi.

Jeune Afrique indique aussi que les noms de Martin Mbarga Nguélé et de son épouse, Philomène Mbarga Nguélé, « auraient été cités » dans les auditions. Le magazine précise que les intéressés n’ont pas réagi officiellement. Cette mention ne vaut ni mise en cause formelle ni preuve, et le magazine ne dit pas qu’ils sont poursuivis.

Enfin, Jeune Afrique rappelle que l’État s’est lui-même tourné vers des canaux privés pour reconstituer une partie de ses stocks. Le magazine cite une demande du secrétaire général de la présidence, adressée le 14 juin 2024 au ministre des Finances, Louis Paul Motaze, et relève que l’État se trouve aujourd’hui incapable de rembourser ses dettes auprès des opérateurs privés, au regard de ses « tensions de trésorerie ».