Actualités of Thursday, 29 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Détenu à la prison de Kondengui depuis 2017 dans le contexte de la crise anglophone, Bertin Kisob, président du Cameroon Party for Social Justice (CPSJ), est en deuil après le décès de sa mère à Bamenda, des suites d’une brève maladie
Le dirigeant du Cameroon Party for Social Justice, incarcéré à Kondengui dans le contexte de la crise anglophone, est en deuil. Dans un communiqué daté du 28 octobre 2026, sa formation politique annonce le décès de sa mère à Bamenda, des suites d’une brève maladie. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.
Bertin Kisob traverse une épreuve familiale alors qu’il demeure détenu à Yaoundé. Selon le communiqué diffusé le 28 octobre 2026, sa mère est décédée dans la nuit précédant l’annonce, à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest.
Le texte ne précise ni son nom ni son âge. Il indique que les rassemblements traditionnels de condoléances se tiennent chaque soir au domicile familial, à Up Station, à Bamenda, dans l’attente du programme des obsèques.
Président du Cameroon Party for Social Justice — CPSJ, Bertin Kisob est une personnalité politique également présentée comme révérend pasteur. Détenu depuis 2017 dans le cadre de la crise anglophone, il a continué à porter des ambitions électorales depuis la prison de Kondengui. Sa formation politique conteste son incarcération et réclame sa libération.
Son nom a notamment marqué l’ouverture des candidatures à la présidentielle de 2025. Le 12 juillet 2025, au lendemain de la convocation du corps électoral, son dossier a été le premier reçu par Elections Cameroon. Ce dépôt, effectué au nom du CPSJ, avait remis en lumière la situation d’un responsable politique cherchant à participer à l’élection tout en étant emprisonné.
Sa candidature n’avait toutefois pas été retenue. Bertin Kisob avait alors saisi le Conseil constitutionnel de trois requêtes : l’une demandait la réhabilitation de sa candidature, une autre contestait celle de Paul Biya et la troisième visait la récusation des membres du Conseil. Ces trois requêtes avaient été déclarées irrecevables. Il convient donc de le présenter comme un prétendant à la présidentielle de 2025, plutôt que comme un candidat ayant effectivement participé au scrutin.
Son engagement électoral depuis la détention était déjà visible en 2018. À l’issue de cette présidentielle, le ministère de la Communication avait rapporté le dépôt, par Bertin Kisob, de quatorze recours contestant notamment les résultats et le fonctionnement des institutions électorales.
Dans son programme présenté pour 2025, le dirigeant défendait notamment des négociations directes et inclusives avec les responsables anglophones détenus et en exil. Il revendiquait également une orientation panafricaine et une sortie de la zone franc CFA.
L’annonce du décès de sa mère ramène aujourd’hui son parcours à une dimension plus intime : celle d’un homme séparé de sa famille par une détention qui dure depuis environ neuf ans.
À Bamenda, les proches se réunissent au domicile familial. La date et les modalités des funérailles restent à annoncer.
Boris Bertolt