Actualités of Thursday, 22 January 2026

Source: www.camerounweb.com

Désordre : la dernière décision folle de Paul Biya qui ne passe pas

Le Cameroun est endetté ! La faute à qui ? À Paul Biya, à en croire Paul Chouta qui lance l'alerte, aussi grande soit-elle et qui relève de la folie pure et simple : « Paul Biya endette le Cameroun à hauteur de 1 650 milliards de francs CFA pour payer les dettes ».

C'est très grave ! Les générations futures auront du pain sur la planche. Le régime dictatorial de Paul Biya s'endette pour payer ses dettes, pendant que le peuple étouffe.

Le dictateur Paul Biya a signé le 21 janvier 2026 le décret n°2026/013, marquant le coup d'envoi de la "stratégie de financement" du pays pour l'exercice en cours. Ce décret habilite officiellement le ministre des Finances à mobiliser une enveloppe colossale de 1 650 milliards de francs CFA sur les marchés financiers.

Répartition de l'enveloppe : 400 milliards FCFA via l'émission de titres publics (obligations du trésor) sur le marché intérieur. 250 milliards FCFA sous forme de prêts directs auprès d'organismes privés nationaux. 1 000 milliards FCFA à solliciter sur les marchés financiers internationaux (eurobonds ou prêts extérieurs).

L'objectif affiché par le gouvernement est double : financer les projets de développement inscrits au budget et procéder à « l'apurement des restes à payer », c'est-à-dire le règlement des dettes intérieures accumulées par l'État.

Un "chèque en blanc" aux conséquences lourdes ? Bien que cet acte soit une procédure légale standard après le vote de la loi de finances, il soulève plusieurs problématiques majeures qui méritent d'être dénoncées dans le contexte économique actuel.

D'abord, le spectre du surendettement. Avec une mobilisation de 1 000 milliards uniquement sur le marché extérieur, la question de la viabilité de la dette camerounaise se pose avec acuité. Le pays s'expose davantage aux fluctuations des taux d'intérêt internationaux et au risque de change. Est-on en train de léguer un fardeau insoutenable aux générations futures ?

Ensuite, le "tonneau des Danaïdes" de la dette intérieure. Le décret mentionne explicitement l'apurement des restes à payer. Cela signifie qu'une partie importante de cet argent frais ne servira pas à construire de nouvelles infrastructures (écoles, routes, hôpitaux), mais à boucher les trous de la gestion passée. C'est le signe d'une gestion tendue de la trésorerie publique où l'on s'endette pour payer des dettes déjà existantes.

Puis, l'effet d'éviction sur le secteur privé. En allant chercher 650 milliards sur le marché local (via les banques et organismes privés intérieurs), l'État risque d'assécher les liquidités disponibles. Si les banques préfèrent prêter à l'État (plus sûr), elles prêtent moins aux PME locales. Cela freine l'investissement privé et, par extension, la création d'emplois.

Enfin, la transparence et la redevabilité. Le décret reste très vague sur les "projets de développement" spécifiques. Sans une liste claire et un mécanisme de suivi indépendant, le risque de détournement de ces fonds ou de leur utilisation dans des projets à faible rendement économique est élevé. Point d'alerte : La rapidité de signature (le 21 janvier pour l'année en cours) montre une urgence de trésorerie qui pourrait trahir une fragilité des recettes fiscales habituelles.