Le ministre délégué Jean de Dieu Momo répond à Thierry Ngogang qui demande sa démission du gouvernement. Il compare sa situation à celle du Sénégal, où la démission du président de l’Assemblée nationale aurait, selon lui, été un arrangement politique destiné à faciliter l’arrivée d’Ousmane Sonko à ce poste. Il estime donc qu’il n’a aucune raison de quitter ses fonctions puisqu’il reste en accord avec son camp politique.
DÉMISSIONNÉ ? QUE JE SUIS FOU? : Petite explication de la politique.
Ce n'est pas la même situation Thierry Ngogang qu'au Sénégal où le président de l'assemblée nationale a démissionné pour faire de la place à Ousmane Sonko. J'ignore si le Conseil constitutionnel sénégalais va suivre.
Dans mon cas une démission serait un coup de poignard traître dans le dos de celui qui m'a nommé pour servir le pays à ses côtés. Ma démission serait un acte de désaccord avec mon camp politique et nous ne sommes pas en désaccord. Naturellement si nous étions en désaccord politique, une démission s'expliquerait. Ce n'est pas le cas.
Toute démission est politique et je ne saurais démissionner à la demande de l'opposition ou d'un journaliste. Le principe de la démission est un acte politique comme celle du Président Ahmadou Ahidjo dans notre histoire. Cela dit, seul celui qui m'a nommé peut me demander de démissionner pour ne pas être demis, en cas de faute de ma part.
Dans le cas du Sénégal, c'est clairement un jeu politique convenu entre Sonko et lui. Il démissionne pour lui faire de la place comme président du parlement. C'est pourtant cousu de fil blanc cette démission, vous ne voyez pas?
Pour l'éclairage de vos followers, je suis avocat à vie et les avocats ne vont jamais à la retraite. Aujourd’hui mon portefeuille relationnel s'est alourdi et enrichi avec la fonction. Donc je ne chômerai jamais. Et ne serais jamais pauvre! D'ailleurs je n'ai jamais chômé, j'ai toujours été riche depuis le début. J'étais le seul avocat stagiaire à avoir acheté un véhicule et le premier avocat de ma génération à posséder une voiture de marque Mercedes en même temps qu'une Nissan Sunny (c'est-à-dire que j'avais deux véhicules, un pour madame, et un pour moi. Tout cela avant 35 ans.
Un signe extérieur de richesse ostensible. Ach le goût de ça! Jetais alors un chaud gars avec mon cigare et mon nœud papillon quand ma femme et moi nous sortions diner dehors. J'ai été le premier à acheter une maison au cœur de Douala, dans le quartier résidentiel huppé de Ndogbong Zachman etc. J'emmenais toujours mes enfants à la plage comme maintenant et nous partions faire du pique-nique dans les montagnes. Bref j'ai toujours été le premier nanti et toujours parmi les premiers à l'école et dans ma vie active. Observez bien que même en politique je suis parmi les meilleurs. Mon siège au gouvernement est toujours remarqué et dans les réseaux sociaux si je suis absent une semaine, ça va se remarquer. Je mens pour gagner quoi?
Thierry Ngogang tu peux témoigner toi et les autres journalistes qui m'avez connu à Douala quand je vivais 100 à l'heure !
Dieu est grand et je suis son fils bien aimé. Amen.
Fo'o Dzakeutonpoug 1er









