Actualités of Monday, 27 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Décès de Biya : un ministre en poste lâche le morceau

Une intervention venue à point nommé Une intervention venue à point nommé

Réagissant au débat sur une prétendue vacance du pouvoir, le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo martèle : « Halte aux fantasmes. Il n’y a aucune vacance au sommet de l’État ». Propos relayés dans l’Indépendant n°1047 du 27 juillet 2026.

Affirmer que le pouvoir (exécutif) est « vacant » au Cameroun relève d’un barbarisme juridique, voire politique ou logique (on ne peut pas « être et ne pas être » : principe aristotélicien du tiers exclu). En effet, aucune disposition légale ou règlementaire, ne fixe la durée maximale du séjour présidentiel hors du Cameroun.

Nul ne peut donc appliquer au chef de l’État, une inexistante disposition constitutionnelle qui ne peut prospérer que dans l’imagination féconde et vagabonde des adeptes du droit des sables mouvants.

Ni somnolence… Au Cameroun, il n’existe aucune somnolence au sommet de l’État ou dans quelque compartiment institutionnel que ce soit (exécutif, législatif, judiciaire).

Où qu’il se trouve, le chef de l’exécutif est au travail. Il suit méticuleusement les dossiers que lui soumettent, au quotidien, ses collaborateurs, « de visu » ou par les moyens électroniques connus de tous. Il donne des directives appropriées, en vue de la bonne marche du pays.

Ni jactance… Halte donc à la jactance, aux affabulations et aux gros mensonges. Que chacun se mette résolument au travail, dans son domaine de compétence, quelles que soient l’étendue et la nature de ce « domaine ». Jean-Paul Sartre est prophétique : « L’homme est la somme de ses actes ». Il ajoute, sarcastique : « l’enfer, c’est les autres ».

4- Ni médisance… Et si « l’enfer », c’était, parfois, soi-même ? Alléguer que telle personne est « morte », alors qu’elle est vivante, conjecturer sur un pouvoir « vacant », alors qu’il n’en est rien, diaboliser un chef d’État qui a donné la plus grande partie de sa vie à la nation, sacraliser honteusement la médisance dans un pandémonium burlesque, au lieu de « cultiver son jardin » (Voltaire), est-ce conforme à l’éthique universelle et éternelle ? Question de conscience.