Infos Business of Wednesday, 21 October 2026
Source: www.camerounweb.com
L’indice composite des activités économiques de la CEMAC aurait progressé de 5,9 % au deuxième trimestre 2026, après 5,1 % au premier. Le Cameroun contribuerait à hauteur de 3,8 points à cette dynamique, tirée par les télécommunications, le commerce et certaines activités manufacturières.
L’indicateur publié par la BEAC est un thermomètre à haute fréquence, utile pour suivre la conjoncture entre deux séries de comptes nationaux. Il ne doit cependant pas être confondu avec le taux de croissance annuel du produit intérieur brut. Sa hausse suggère une accélération de l’activité, pas encore une amélioration automatique des revenus ou de l’emploi.
La place du Cameroun s’explique par son poids économique dans la sous-région et par la diversité de sa base productive. Le mobile money, les services numériques, le commerce, l’industrie et la campagne cacaoyère créent des impulsions qui dépassent ses frontières. La projection de 8,5 % pour le troisième trimestre, si elle se confirme, renforcerait ce rôle moteur.
Mais la qualité de la croissance compte davantage que son seul rythme. Une activité concentrée dans les services urbains peut coexister avec une faible productivité agricole et un chômage persistant. La mesure la plus parlante sera la capacité des entreprises à investir, à formaliser les emplois et à exporter davantage de produits transformés.
Le chiffre régional crée donc une fenêtre d’action. Il invite la CEMAC à fluidifier les paiements, les corridors et la mobilité des entreprises, tandis que le Cameroun doit convertir sa taille en gains de compétitivité. Sans cette transformation, l’accélération restera un bon signal conjoncturel plutôt qu’un changement durable de trajectoire.