Actualités of Friday, 13 February 2026
Source: www.camerounweb.com
Suite à la concertation de la GECAM avec les acteurs principaux du port Autonome de Douala dans le cadre de l'affaire de Scanning qui oppose le gouvernement aux autorités portuaires, Célestin Tawamba a exigé du gouvernement la résolution du désordre autour du Scanning.
En effet, selon la GECAM, cette situation crée d’énormes manques à gagner aux usagers et menace la chaine d’approvisionnement. Les usagers sont tarifiés 2 fois et doivent passer au scanner à la SGS et TRANSATLANTIC pour espérer dédouaner leurs marchandises. Le GECAM, à travers son président, donne jusqu’à Lundi au gouvernement pour rétablir l’ordre d’un seul passage au scanner et d’un seul paiement.
Cette sortie irrite les responsables du PAD avec à leur tête le Directeur Général Cyrus Ngo’o qui se dit étonné d’avoir été tenu à l’écart de la concertation entre le GECAM et les acteurs principaux de la zone portuaire, rappelant le statut de membre(PAD) du Patronat et pense que Célestin Tawamba a manqué de prudence.
Dans un communiqué rendu public ce vendredi 13 février et dont la rédaction de CamerounWeb a obtenu copie, le Directeur général du PAD rejette la faute à la Douane “la décision unilatérale prise par l'Administration des Douanes de ne plus procéder à la liquidation des déclarations qui constitue un véritable risque systémique pour l'activité économique, et non le scanning 100% des marchandises.”
Lisons:
Le Port Autonome de Douala (PAD) a pris connaissance, à travers les réseaux sociaux, du communiqué rendu public le 12 février 2026, par lequel Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) rend compte des préoccupations exprimées par certains acteurs économiques, concernant l'organisation actuelle du dispositif de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri,
Le PAD marque son étonnement que ce groupement patronal, dont il est membre actif, n'ait pas privilégié, en direction de l'Autorité Portuaire de Douala, sa démarche prudentielle habituelle de consultation et de concertation, qui lui aurait permis d'avoir une meilleure compréhension des sujets évoqués.
Le PAD tient à rappeler à l'opinion publique que sa mission première est d'assurer, dans le strict respect des lois et règlements en vigueur, la sûreté et la sécurité des navires, des flux imports/exports, des installations portuaires et des personnes, en même temps qu'il veille à l'attractivité, à la compétitivité et à la performance opérationnelle du Port de Douala-Bonabéri, pour une offre de services publics portuaires de qualité à des tarifs compétitifs, pour la croissance des économies nationale et sous-régionale.
Le PAD précise que les mesures et dispositifs de contrôle non-intrusif de tous les flux imports/exports, marchands et non-marchands, en transit au Port de Douala-Bonabéri, en cours de réorganisation, s'inscrivent en droite ligne des directives des pouvoirs publics, notamment celles prescrites par MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT, qui sont mises en œuvre conformément aux lois et réglementations applicables en la matière.
Relativement aux tarifs applicables aux Port de Dounla-Bonabéri, le PAD précise qu'ils ne peuvent être opposables sans avoir au préalable été homologués par l'Autorité Portuaire Nationale (APN), après un long processus de consultation et d'examen par les membres de la Communauté Portuaire de Douala eux-mêmes. C'est le cas des tarifs appliqués par le PAD depuis janvier 2019 pour les services offerts aux usagers du port de Douala-Bonabéri. Il en est de même, pour les services offerts par tous les opérateurs privés ayant bénéficié des autorisations du PAD pour exercer leurs activités dans le Combinat Portuaire de Douala-Bonabéri.
S'agissant des instances de consultation permanente de la Communauté Portuaire de Douala, figure le Comité Consultatif d'Orientation de l'activité portuaire (CCO'PAD), organisé par le décret n*99/129 du 15 juin 1999, et au sein duquel siègent certains de ses membres (CNCC, UCAM, GPAC, SCADTC, etc.) ayant pris part à la rencontre tenue au GECAM, le 12 février 2026.
Le PAD, constamment à l'écoute des préoccupations exprimées par la communauté des affaires, tient à préciser qu'en assumant pleinement son rôle d'Autorité Portuaire de Douala, sa mission est de veiller au quotidien à l'équilibre et à l'adéquation de l'offre de services publics portuaires avec :
-les impératifs de sûreté et de conformité réglementaire :
-la fluidité des opérations portuaires :
-la maitrise des coûts logistiques :
-la compétitivité de la place portuaire de Douala-Bonabéri.
Il importe de rappeler que c'est la décision unilatérale prise par l'Administration des Douanes de ne plus procéder à la liquidation des déclarations qui constitue un véritable risque systémique pour l'activité économique, et non le scanning 100% des marchandises.
En définitive, le PAD reste toutefois persuadé qu'aucune circonstance ne devrait conduire à la perturbation des procédures de passage portuaire. Il invite donc l'ensemble des acteurs de la chaine logistique et des procédures du commerce extérieur, à privilégier le dialogue constructif et la continuité des opérations, dans l'intérêt supérieur du commerce extérieur et des économies nationale et sous-régionale.