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General News of Wednesday, 1 March 2017

Source: Cameroon Info

Crise anglophone: le Canada demande la libération de Nkongho Agbor Talla

L’ordre professionnel des avocats de ce pays d’Amérique du Nord invite le Gouvernement camerounais à respecter ses obligations en vertu du droit international en matière de droits de la personne.

Alors que le procès des leaders de la contestation anglophone, détenus depuis le 17 janvier, entre à sa deuxième audience le 23 mars prochain, des soutiens continuent à affluer pour la cause de l’avocat Nkongho Félix Agbor Talla jugé pour terrorisme. C’est le cas du Barreau du Haut-Canada qui a indiqué, dans un communiqué datant du 24 février et abondamment relayé par la presse locale, être «très préoccupé» par l’arrestation de ce dernier.

Pour le Barreau du Haut-Canada, qui dit avoir pris note de l’arrestation de l’avocat Nkongho Félix Agbor et des faits qui lui sont reprochés, «les avocats, comme tous les autres citoyens doivent jouir de la liberté d’expression, de croyance, d’association et de réunion. En particulier, ils ont le droit de prendre part à des discussions publiques portant sur le droit, l’administration de la justice et la promotion et la protection des droits de l’homme et d’adhérer à des organisations locales, nationales ou internationales, ou d’en constituer, et d’assister à leurs réunions».

Par conséquent, indique le communiqué, le Barreau du Haut-Canada «presse» le Gouvernement camerounais de respecter ses obligations en vertu du droit international en matière de droits de la personne. Il appelle les autorités à «libérer immédiatement et inconditionnellement Felix Agbor Balla; à garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Felix Agbor Balla; à garantir que toutes les procédures contre Felix Agbor Balla soient menées dans le respect complet de son droit à un procès juste, en conformité avec le droit international; à mettre fin à tous les actes de harcèlement contre Felix Agbor Balla ainsi que contre tous les autres avocats et défenseurs des droits de la personne au Cameroun; ainsi qu’à assurer en toutes circonstances le respect des libertés et droits fondamentaux de la personne conformément aux normes internationales en matière de droits de la personne et aux instruments internationaux».

Rappelons que Nkongho Félix Agbor Talla et Fontem Neba ont été interpellés dans le cadre de leurs activités à la tête du Consortium de la société civile du Cameroun anglophone. Un mouvement déclaré illégal par le Gouvernement, à l’origine des appels aux villes mortes qui ont paralysé les régions du Sud-Ouest et du Nord-ouest les 9, 16 et 17 janvier. Nkongho Félix Agbor Talla et Fontem Neba sont les signataires desdits appels.

Ces derniers sont jugés pour actes de terrorisme, hostilité contre la patrie, sécession, révolution, insurrection, outrage au Président de la République, aux corps constitués et fonctionnaires, rébellion en groupe, guerre civile, propagation de fausses nouvelles et apologie de crimes.

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