Actualités of Saturday, 31 January 2026

Source: www.camerounweb.com

Crime de Martinez Zogo : ce que Maxime Eko Eko a fait qui n'a pas plu au régime

Travail bâclé Travail bâclé

Martinez Zogo est mort assassiné. Le journaliste dénonciateur en savait beaucoup et était devenu une sorte de menace montante pour les personnalités politiques qu'il accusait sans cesse de choses assez terribles. La DGRE et son ancien chef ont quelque chose à voir dans cette affaire de crime qui continue de bouleverser jusqu'aujourd'hui la société.

Officiellement, la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) est l'un des services de renseignements du pays. Au rang de ses principales missions se trouvent le renseignement extérieur, notamment la collecte et l'analyse des informations stratégiques à l'étranger pour protéger les intérêts nationaux.

La Direction anticipe et neutralise des menaces économiques, telles que l'espionnage industriel, la désinformation ciblée et la concurrence déloyale. Elle est censée défendre les habitants, notamment en matière de sécurité et de diplomatie. La DGRE détecte et analyse des menaces potentielles pour anticiper les risques.

Officieusement, elle se cache derrière de nombreuses missions secrètes dans lesquelles il y a souvent des morts ou des éliminations politiques. Exemple palpable, le cas Martinez Zogo qui a déterré d'autres cadavres cachés.

La DGRE travaille en étroite collaboration avec d'autres services de l'État, comme le ministère de l'Administration territoriale, de la Défense, de la Justice, etc., ce qui lui permet d'avoir une tonne d'informations sur des individus et des groupes.

Dans le cas de Martinez Zogo, l'ancien patron du service, Léopold Maxime Eko Eko a déclenché la colère du régime de Yaoundé. On lui reproche de ne pas avoir été discret ni professionnel, sapant donc "le travail" comme un amateur ou une nouvelle recrue.

Les enquêtes révèlent des choses. S'agissant de la chaîne de commandement, Justin Danwe a été formel, l'expédition punitive, comme ils l'appellent, a été ordonnée par sa hiérarchie et donc par Maxime Eko Eko. Elle a été commandée par Jean-Pierre Amougou Belinga, un homme considéré comme l'un des portemonnaies d'une partie du clan Biya.

Des moyens d'État ont donc été utilisés pour un crime privé. « Pour briser Martinez Zogo, le commando n'a pas lésiné sur les moyens : fusil VZ-58, teaser à décharge électrique, cutters et câbles », souligne une source bien renseignée. Autant de traces laissées par cette agence réputée très silencieuse qui n'ont laissé d'autres choix à la justice que d'arrêter et de faire emprisonner Eko Eko.