Actualités of Tuesday, 27 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Coup de tonnerre : voici l'identité des assassins de Martinez Zogo

Devant le Tribunal militaire de Yaoundé ce mardi 27 octobre 2026, le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga a détaillé les raisons qui l'ont poussé à soupçonner l'implication de militaires dans l'enlèvement de Martinez Zogo. Il s'appuie sur le mode d'opération du commando, la confiance de ses membres et les captures d'écran des communications entre le colonel Justin Danwe et le chef de police Ngambi.

C'est une déposition qui tente d'expliquer l'origine de ses soupçons. Ce mardi 27 octobre 2026, devant le Tribunal militaire de Yaoundé, le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga est revenu sur les éléments qui l'ont conduit à alerter le Secrétariat d'État à la Défense (SED) dès les premières heures de l'affaire Martinez Zogo.



Le témoin a expliqué que c'est l'attitude et l'organisation du commando qui l'ont immédiatement mis sur la piste de personnels militaires. « Le mode d'opération et la confiance démontrée par les membres du commando m'ont fait penser qu'ils étaient des militaires. Il y avait également des véhicules non marqués », a-t-il déclaré à la barre.

Une manière de dire que la maîtrise technique et l'assurance des ravisseurs ne correspondaient pas à celles de simples délinquants. L'utilisation de véhicules banalisés, sans marquage officiel, renforçait cette impression.



Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga ne s'est pas contenté de son intuition. Il a affirmé que son évaluation était soutenue par des captures d'écran des communications entre le colonel Justin Danwe, principal accusé dans l'affaire, et le chef de police Ngambi.

Ces échanges auraient constitué la base de son évaluation et l'auraient poussé à alerter le SED. Une manière de souligner qu'il ne s'agissait pas d'une simple supposition, mais d'éléments concrets recueillis dans le cadre de ses fonctions.



Le témoignage du lieutenant-colonel Ayissi Nanga pose une question fondamentale : ses éléments constituent-ils une preuve formelle de l'implication de militaires, ou simplement une base de soupçons ?

Comme l'a souligné notre source, son compte représente « la base de ses soupçons, mais pas en soi une preuve des identités des personnes impliquées ». Une distinction essentielle dans un procès où chaque élément doit être étayé.



Depuis sa comparution surprise du 13 octobre 2026, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga est devenu l'un des témoins les plus entendus et les plus controversés de ce procès. Il a déjà affirmé avoir détenu, avant tout le monde, des indices sur les auteurs de l'enlèvement, et avoir partagé ces éléments avec le SED.