Actualités of Friday, 25 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Coup de tonnerre : tout est gâté au niveau du MRC

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Le candidat à la présidence nationale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Pierre Emmanuel Binyam, affirme que sa liste remplissait toutes les conditions d'éligibilité et que la commission électorale n'a pas eu besoin de faire preuve d'indulgence pour la valider. Une mise au point qui contredit la version officielle du parti, selon laquelle sa candidature a été acceptée de manière exceptionnelle en raison de plusieurs irrégularités.

C'est une passe d'armes qui vient troubler le processus électoral interne du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Dans un communiqué officiel daté du 24 septembre 2026, Pierre Emmanuel Binyam, candidat à la présidence nationale du parti, contredit directement la commission électorale sur les conditions de validation de sa candidature.

« La commission n'a pas eu besoin de faire preuve d'indulgence »

Selon Binyam, sa liste a été validée en toute conformité avec les textes du parti. « La commission électorale n'a pas eu besoin de manifester de l'indulgence pour la validation de notre liste, car nous avons rempli toutes les conditions d'éligibilité », affirme-t-il.

Il précise avoir « payé la caution statutaire de 4 millions de FCFA, ainsi que 3 ans de cotisations statutaires exigibles », ajoutant que « les preuves de paiement sont disponibles ». Il assure également que « tous les dossiers des membres de notre liste sont conformes aux articles 29(b) et 32 des statuts du MRC ».



Cette version contredit celle de la commission électorale, dont les procès-verbaux ont été publiés jeudi par le porte-parole du parti, Roger Justin Noah. Selon ces documents, la candidature de Binyam a été validée de manière « exceptionnelle » en raison de plusieurs irrégularités.

La commission affirme notamment que six membres sur huit de sa liste n'étaient pas à jour de leurs cotisations. Un délai de prorogation exceptionnel lui aurait été accordé pour régulariser sa situation. Elle indique également que Binyam a déposé une deuxième liste hors délai, le 18 septembre 2026 à 18h47, soit deux jours après la date butoir. Cette liste comprendrait notamment un membre ne justifiant que d'un an d'ancienneté, alors que les statuts exigent une durée de militantisme plus longue.



Cette controverse intervient à quelques semaines de la convention nationale extraordinaire prévue le 17 octobre 2026, qui doit élire le successeur de Maurice Kamto à la tête du MRC. Elle met en lumière les tensions qui traversent le parti, déjà secoué par la démission de son président fondateur et par des contestations internes.

Pour Binyam, il s'agit de démontrer que sa candidature est légitime et qu'il n'a bénéficié d'aucun passe-droit. Pour la commission électorale, il s'agit de justifier une décision exceptionnelle qui pourrait être contestée par d'autres candidats.