Actualités of Tuesday, 6 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Coup de tonnerre : la lettre officielle de succession de Paul Biya est tombée

Qui va remplacer Paul Biya, devenu encore plus fragile depuis son retour de la Suisse après des mois de séjour destinés à le soigner et à le remettre un peu en forme ? La question se pose. Plusieurs noms sortent dans la presse et sur les réseaux sociaux, des noms de personnes bien connues dans l’entourage immédiat de celui que l’on surnomme « l’homme lion » : Emmanuel Franck Biya, Chantal Biya, Ferdinand Ngoh Ngoh, Samuel Mvondo Ayolo, Oswald Baboke, Louis-Paul Motaze…

La liste des personnalités qui peuvent prétendre au "trône" est longue, mais à un moment, il va falloir choisir et le moment est venu pour accélérer les choses. Une lettre officielle portant sur la succession de Paul Biya à la tête du pays est divulguée.

La lettre en question est l’initiative de onze personnalités qui lancent un appel solennel. Elles appellent à préparer une transition constitutionnelle, comme le résume le journaliste Boris Bertolt dans une de ses publications de la journée. Relayage !

Achille Mbembe, Akere Muna, Marie-Roger Biloa et huit autres personnalités demandent aux institutions camerounaises d’anticiper la succession présidentielle. Leur appel entend placer la légitimité démocratique au centre du débat sur l’avenir du pouvoir.

La succession présidentielle doit être préparée avant que les circonstances n’imposent leur urgence. C’est le message d’un appel intitulé « l’impératif d’une transition constitutionnelle au Cameroun », dont les auteurs réclament la mise en place des conditions d’une transition fiable. Le texte, relayé dans la presse le 6 octobre 2026, s’adresse aux institutions compétentes ainsi qu’à l’opinion publique nationale et internationale.

Le document présente onze signataires : la journaliste et productrice Marie-Roger Biloa, l’historien et politiste Achille Mbembe, l’avocat Akere Muna, le cinéaste Jean-Pierre Bekolo, les journalistes Georges Dougueli, Mimi Mefo et Haman Mana, l’expert en développement Eric Chinje, l’avocate Michele Sonia Ndoki, l’économiste et financier Eugène Nyambal et le consultant Gilbert Oloko.

Ces profils issus du droit, des médias, de la recherche, de la culture et de l’économie portent une même demande : ouvrir publiquement la réflexion sur les conditions de la succession, plutôt que laisser les arbitrages se concentrer dans les cercles du pouvoir. Le préambule avance un diagnostic particulièrement sévère. Selon ses auteurs, « le pays, dans les faits, n’est plus gouverné ». Cette affirmation constitue leur appréciation politique de la situation ; elle ne représente pas, en elle-même, un constat juridique de vacance de la présidence.

Les signataires précisent que leur démarche ne procède d’aucune hostilité personnelle. Ils disent vouloir définir, en amont, les principes auxquels une succession devrait répondre pour être considérée comme légitime. Ils invitent à les rejoindre les acteurs institutionnels, politiques, civils, religieux et traditionnels, ainsi que les citoyens attachés à l’avenir démocratique du Cameroun.

Dans la version développée, l’appel défend notamment une transition limitée dans le temps, des garanties électorales, l’ouverture de l’espace politique et la participation des différentes composantes du pays. Les auteurs insistent également sur la neutralité des institutions régaliennes. Il s’agit de propositions politiques dont la traduction institutionnelle reste à définir.

L’enjeu dépasse ainsi le choix d’un successeur. Il concerne les conditions dans lesquelles le pouvoir pourrait être transmis, la place accordée aux citoyens et les garanties permettant d’éviter qu’une transition ne reproduise les mécanismes d’exclusion dénoncés par ses promoteurs. L’appel cherche aussi à élargir le débat au-delà des partis. En sollicitant les institutions et la société civile, ses auteurs proposent de faire de la succession une question nationale, soumise à des règles discutées publiquement.