Actualités of Thursday, 15 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Le président Paul Biya a signé ce jeudi 15 octobre 2026 un décret relevant de ses fonctions le commissaire divisionnaire Ayissi Serge Louis de Gonzague, anciennement sous-directeur de la Police des frontières. Cette décision intervient plusieurs mois après son incarcération à la prison centrale de Kondengui dans le cadre d'une affaire de fraude aux visas à l'ambassade d'Espagne.
C'est une décision qui entérine une situation déjà connue des milieux judiciaires. Selon le décret signé ce jeudi 15 octobre 2026 par le président Paul Biya, le commissaire divisionnaire Ayissi Serge Louis de Gonzague, anciennement sous-directeur de la Police des frontières, est relevé de ses fonctions.
Une affaire de fraude aux visas
Ce haut responsable de la police était incarcéré depuis juin 2025 à la prison centrale de Kondengui, dans le cadre d'une vaste affaire de fraude aux visas impliquant l'ambassade d'Espagne au Cameroun. L'enquête, menée par le commissaire principal Vincent de Paul Meva, chef de la cellule enquêtes du cabinet du Délégué général à la Sûreté nationale, avait été déclenchée par une plainte de l'ambassade d'Espagne.
Selon les éléments de l'enquête, un réseau organisé monnayait des visas Schengen en contournant les procédures officielles. Au cœur du dispositif, Philippe Mbella, neveu de l'ancien ministre des Affaires étrangères Lejeune Mbella Mbella, qui occupait un poste comptable au sein de l'ambassade d'Espagne. Il aurait apposé des visas directement sur les passeports des clients, sans passer par le circuit consulaire normal.
Le rôle présumé du commissaire Ayissi
Le commissaire divisionnaire Ayissi Serge Louis de Gonzague était présenté comme le maillon chargé d'identifier et de recruter les clients potentiels pour ce réseau. Il aurait perçu des sommes d'argent en contrepartie de ses services. Cinq personnes au total avaient été interpellées et écrouées à Kondengui dans cette affaire.
Une décision aux implications multiples
Ce décret de radiation intervient dans un contexte de tensions persistantes au sein de la police nationale. Il fait suite à une série de révélations sur des réseaux de corruption et de trafic au sein de l'appareil sécuritaire.