Léopold Maxime Eko Eko a longtemps été le patron de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), une institution qui semble avoir du plomb dans l'aile depuis que l'assassinat de l'animateur radio Martinez Zogo a été dévoilé. Compte tenu de la position qu'il a occupée dans ce géant service de renseignement, Eko Eko sait beaucoup de choses utiles à la présidence de Paul Biya.
L'affaire Martinez Zogo a emporté Léopold Maxime Eko Eko, mais pas les secrets qu'il détient. La DGRE est particulièrement enfoncée par les multiples condamnations de l'opinion publique liées à l'enlèvement et l'assassinat en 2023 de l'homme de média susmentionné.
L'ex-patron de la DGRE, Eko Eko, ainsi que l'ancien directeur des opérations Justin Danwe, sont dans la liste des accusés renvoyés en jugement devant le tribunal militaire de Yaoundé. Le procès a été ouvert en mars 2024 et les débats sur le fond ont débuté en septembre 2025.
L'institution fait l'objet de rivalités d'influence acérées entre différents cercles du pouvoir autour du président Paul Biya. Et c'est justement là qu'intervient Eko Eko.
Un rapport confidentiel de plusieurs pages a été transmis à Paul Biya par l'ancien chef du contre-espionnage. Il met en cause le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh.
Le collaborateur direct du locataire d'Etoudi est accusé de manœuvrer dans les coulisses pour s'emparer du pouvoir. Ce document, selon les rares personnes qui l'ont vu et lu, détaille une stratégie méthodique qui est destinée à placer des fidèles dans les rouages administratifs, sécuritaires et économiques du pays en vue de la succession présidentielle.
Exemple palpable, la nomination de Rémy Nama à la tête de la présidence du Conseil constitutionnel. Les sources officielles l'attribuent au président Paul Biya, mais officieusement, il se murmure que cette désignation vient de Ferdinand Ngoh Ngoh, un homme avec qui Rémy Nama a longtemps travaillé.
Le successeur de Clément Atangana décédé le 4 octobre 2026 viendrait pour préparer le terrain de la succession de Paul Biya, Ngoh Ngoh étant l'un des candidats à prendre au sérieux. Nama est un ancien élève de l'École nationale d'administration et de magistrature (Enam), promotion 1986 ; il a exercé à Bertoua et à Garoua avant de passer plus de trois décennies comme chargé de mission au secrétariat général de la présidence de la République, là où se trouve Ferdinand Ngoh Ngoh.









