Des stagiaires du Centre d’Instruction 301 de Garoua révèlent qu’une somme de 200 000 FCFA leur est exigée comme « frais d’inscription », sous peine d’être exclus des salles de cours. Ils accusent notamment le capitaine Balogog Patrick, tout en précisant que ces allégations restent à vérifier.
GAROUA: DES STAGIAIRES DU CENTRE D’INSTRUCTION 301 DENONCENT L’EXIGENCE DE 200 000 FCFA POUR ACCEDER AUX CONCOURS
Des stagiaires du Centre d’Instruction 301 de Garoua dénoncent ce qu’ils présentent comme l’exigence de « frais d’inscription » de 200 000 FCFA, dont le non-paiement entraînerait l’exclusion des salles de cours. Une situation qu’ils ont décidé de porter à l’attention du commandement de la Région militaire n°3.
Dans un signalement daté du 20 août 2026 et adressé au Commandant de la Région militaire n°3 à Garoua, des stagiaires issus des promotions BA1, BA2, CAT1 et CAT2 affirment que cette somme leur serait réclamée depuis le début de leur formation.
Les auteurs de la dénonciation mettent notamment en cause le capitaine Balogog Patrick, qu’ils présentent comme étant à l’origine de cette exigence. Ces accusations n’ayant pas été indépendamment établies, elles doivent, à ce stade, être considérées comme des allégations appelant des vérifications de la hiérarchie militaire.
« Ceux qui ne paient pas ne sont pas autorisés à rester en salle »
Selon le témoignage transmis, la situation aurait pris une nouvelle dimension dans la matinée du 20 août 2026.
Les stagiaires affirment qu’il leur aurait été « clairement signifié » que ceux n’ayant pas versé les 200 000 FCFA ne seraient pas autorisés à rester dans les salles de cours.
Les stagiaires parlent pour leur part de « frais illicites d’inscription » et considèrent que le dispositif crée une discrimination entre ceux disposant immédiatement de cette somme et ceux qui ne peuvent pas la verser.
Les stagiaires saisissent la hiérarchie militaire
Face à cette situation, les concernés ont choisi de saisir directement le commandement militaire.
Dans leur correspondance, ils sollicitent une « intervention urgente » afin que tous les stagiaires puissent poursuivre normalement leur instruction, indépendamment du paiement des sommes contestées.
L’affaire appelle désormais plusieurs éclaircissements : existe-t-il officiellement des frais d’inscription de 200 000 FCFA pour les formations concernées ? Si oui, sur quel texte reposent-ils, à qui doivent-ils être versés et quelle procédure comptable encadre leur perception ? Dans le cas contraire, qui aurait autorisé leur collecte et quelle destination aurait été prévue pour les sommes éventuellement déjà versées ?
Une vérification administrative apparaît nécessaire
Dans une institution aussi structurée et hiérarchisée que les Forces de défense camerounaises, toute contribution financière imposée aux personnels en formation devrait pouvoir être rattachée à une base réglementaire identifiable et à un circuit de perception officiel.
Les accusations formulées par les stagiaires sont donc suffisamment précises pour justifier des vérifications internes, notamment sur l’existence du paiement, son caractère obligatoire, l’identité des personnes chargées de sa collecte et la destination des fonds.
Boris Bertolt









