Le deepfake spectaculaire attire l’attention. Les erreurs ordinaires — source inventée, biais discret, résumé trompeur — causent pourtant des dommages plus fréquents.
La Déclaration de Douala estime que l’essor de l’IA générative impose de comprendre les systèmes, pas seulement de détecter leurs productions. Une interface peut donner l’impression d’un interlocuteur sûr de lui alors qu’elle calcule une réponse probable, sans garantie de vérité ni responsabilité éditoriale.
L’apprentissage devrait couvrir cinq gestes : formuler une demande précise, exiger des sources, vérifier ces sources hors de l’outil, repérer les données personnelles exposées et déclarer l’aide reçue.
Il faut aussi expliquer que les biais viennent des corpus, des choix de conception et des conditions d’usage. La langue de la requête peut influencer la qualité.
Au Cameroun, cet enseignement doit tenir compte des connexions limitées et des langues peu représentées. Des exercices hors ligne peuvent comparer une réponse synthétique à des documents fiables.
L’objectif n’est ni l’interdiction ni l’enthousiasme automatique : c’est une autonomie capable de choisir quand l’outil aide et quand il faut s’en passer.









