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Actualités of Wednesday, 20 October 2021

Source: InfoMatin

Complots-révélations: ' Ngoh et Ngo’o ont misé des millions pour abattre Lazare Atou"

Cyrus Ngo'o, DG du PAD et Ferdinand Ngoh Ngoh  SGPR Cyrus Ngo'o, DG du PAD et Ferdinand Ngoh Ngoh SGPR

La maffia sollicite, du trésor public, une somme colossale pour fouiller dans les poubelles du fondateur du cabinet éponyme. Celui-ci, pour avoir osé déposer une plainte contre les pilleurs des actifs du Pad, est l’homme à détruire.

105.184.500 Fcfa pour enquêter sur le cabinet Lazare Atou . «Du Jamais vu. C’est la première qu’un tel montant est sollicité pour déployer les fins limiers du Consupe [Contrôle supérieur de l’État] dans une structure », s’étonne Alain Ngameni, avocat.

En effet, selon nos sources, le ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République (Sg/Pr), Ferdinand Ngoh Ngoh, aurait demandé, via une lettre datée du 10 septembre 2021, au ministre de Finances de mettre une « dotation spéciale » pour le «déploiement opérationnelle des missions du Consupe dans le contrôle et la vérification de la gestion par le cabinet Atou des actifs résiduels des ex-Regifercam, Onpc et Oncpb ».

Votre journal a également appris, de bonne source, que des démarches maffieuses sont en cours pour recruter des cabinets d’audit internationaux complaisants (des noms tels Price, Waterhouse, Deloitte et Mazars circulent) pour charger Lazare Atou. Montant de la cabale ? 400 millions de nos francs.

Cependant, la révélation d’un nouvel acharnement ne surprend pas les Observations avertis. Ceux-ci ont souligné, pour mieux dénoncer, le fait que depuis l’arrivée de Ngoh Ngoh, à la tête du secrétaire général de la présidence, le cabinet Lazare Atou est l’objet de contrôle du Consupe sur contrôle du Consupe. 10 ans d’inspection !

Et, en vain, car rien de délictueux n’a été trouvé dans la gestion, par ce cabinet, des actifs des actifs résiduels des ex-Regifercam, Onpc et Oncpb. « S’il avait manqué ne serait-ce qu’une aiguille dans sa gestion, Lazare Atou serait déjà en prison. Ce n’est pas en inspectant mille fois les mêmes comptes qu’on trouvera ce qui n’existe pas », dénonce un expert des questions financières.

Pathétique trafic d’influence La chasse à l’homme est à la fois comique et tragique. Car, les ennemis de Lazare Atou se livrent à un ridicule jeu de trafic d’influence, mais les titres qu’ils portent rejaillissent négativement sur l’image de la République. D’abord, une correspondance, portant la date du 02 juillet 2021, dont l’auteur dit « répercuter les très hautes instructions du chef de l’État » demande la résiliation du contrat de Lazare Atou. Échec total

Les mandants de l’État à savoir le ministère des Finances et celui des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières se seraient opposé en raison du caractère fantaisiste du motif avancé et des lourdes conséquences financières d’une rupture abusive de contrat. Ensuite, le même 2 juillet une autre correspondance, toujours du Sg/pr, demande sur très hautes instruction du chef de l’État au secrétaire général des services du Premier ministre de recruter un cabinet indépendant pour l’audit de la gestion du cabinet conseil Atou.

Un autre coup d’épée dans l’eau. Deux semaines plus tard, une troisième lettre du même personnage, qui a perdu le sommeil, fait mobiliser sur «très hautes instructions du chef de l’État» une armée de 18 inspecteurs et vérificateurs du Consupe pour éplucher la gestion du cabinet Atou. Au même moment, l’Agence nationale d’investigation financière (Anif) traquait les transactions bancaires du cabinet Atou et même ceux de son fondateur toujours sur «très hautes instructions du chef de l’État».

En rappel, dans un recours, introduit en 2003, qui avait le buzz sur les réseaux sociaux, le cabinet Atou avait dénoncé l’illégalité de ces mesures de contrôle. Et à raison. La loi n’2018/011 du 11 juillet 2018 portant code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques au Cameroun ne s’imposent pas aux organismes privés. Des représailles, à peine voilées, déclenchées par la plainte déposée, le 1er juillet 2021, au Tribunal criminel spécial (Tcs) dans l’affaire Porsec, mettant en cause le Sg/pr et le Dg du Port autonome de Douala (Pad), Cyrus Ngo’o dans le détournement présumé de 54 milliards Fcfa.

Se défendant comme un lion, Lazare Atou, selon nos sources, aurait déposé une autre plainte pour « rébellion, abus de fonction, coalition contre les lois, outrage à témoin, fabrication de preuves, détournement de biens publics en coaction et complicité » contre toutes les personnes impliquées dans les opérations illégales. Chaud devant !

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