Dans l'assassinat du défunt Martinez Zogo, employé à la radio Amplitude FM, beaucoup de noms sont cités. Ils sont impliqués dans ce crime à des degrés divers. S'agissant du journaliste Bruno Bidjang, il est en liberté, sans pour autant être exempt de tout reproche, comme le précise le lanceur d'alerte Paul Chouta.
En ce qui concerne Bruno Bidjang dans cette affaire, c'est « l'aveu d'une riposte sans pitié », estime la source susmentionnée.
Le bras droit du PDG (du groupe L'Anecdote, ndlr), dit Chouta, est piégé par ses propres mots et par la trahison de ses proches. Puisqu'en effet, avant l'enlèvement de Zogo, Bruno Bidjang annonce dans une conversation avec Paul Daizy Biya (un journaliste, ndlr) qu'ils seront « sans pitié » contre la victime retrouvée plus tard sans vie à Ebogo.
Il existe une preuve numérique. Paul Daizy Biya, selon toujours Chouta, a fourni aux enquêteurs du Secrétariat d'État à la défense (SED) une capture d'écran glaciale. Dans cet échange WhatsApp, Bruno Bidjang annonçait que le moment venu, ils seraient « sans pitié » vis-à-vis de l'animateur radio, Martinez Zogo, qui dénonçait sans cesse les agissements opaques et de détournements de fonds des hommes comme Jean-Pierre Amougou Belinga, les ministres Motaze, Esso et consorts.
Si « Bidjang prétendait qu'il s'agissait de menaces de poursuites judiciaires, le juge d'instruction y voit plutôt la preuve d'une conspiration visant à infliger des sévices corporels », nuance la source. Autant de choses qui ont conduit Bruno Bidjang à l'audition, une période difficile pour lui et sa famille, avec sa femme qui lui apportait presque tous les jours de la nourriture et des vêtements de rechange.









