Actualités of Friday, 9 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Combat médical et spirituel : Daniel Baboke, l’enfant que la maladie n’a pas pu emporte

'Quand je le regarde aujourd’hui, je revois ce bébé sous assistance respiratoire' 'Quand je le regarde aujourd’hui, je revois ce bébé sous assistance respiratoire'

La prophétesse Crescence Baboke, épouse du directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la République, témoigne du long combat médical et spirituel mené pour son fils Daniel Oswald Baboke, aujourd’hui âgé de 22 ans.

22 ans après, je raconte enfin ce que Dieu a fait pour mon fils.
« Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme ; elles se renouvellent chaque matin. » — Lamentations 3:22-23

Il y a des histoires qu’une mère n’oublie jamais. Des nuits dont les larmes restent gravées dans la mémoire. Des combats si longs qu’on finit par ne plus compter les années, mais simplement les matins où Dieu nous donne encore la force d’espérer.

Aujourd’hui, je voudrais vous raconter l’histoire de mon deuxième enfant, mon premier fils, Daniel Oswald Baboke, aujourd’hui âgé de 22 ans. Une histoire de souffrance, de médecine, de foi, de persévérance et, pour moi, d’un miracle extraordinaire.

Tout avait pourtant si bien commencé

En 2003, je tombe enceinte de Daniel. Ma grossesse se déroule merveilleusement bien. Aucun signe inquiétant. Rien ne laisse présager le terrible combat qui nous attend. Mais à la fin du mois de février 2004, tout bascule.

Je passe trois jours en travail sans parvenir à accoucher. Face aux complications, le professeur Mboudou décide de pratiquer une césarienne. Le 1er mars 2004, à l’Hôpital général de Yaoundé, Daniel vient enfin au monde. Quelle joie ! Nous pensions avoir traversé le plus difficile.

Nous étions loin de nous imaginer que notre véritable épreuve ne faisait que commencer.

Quelques jours après sa naissance, Daniel développe une forte fièvre. Il est hospitalisé en néonatologie pendant près d’une semaine. Inquiète de son état, je décide ensuite de le transférer dans une clinique privée pour bénéficier d’un suivi plus rapproché.

Et là, le drame survient. Mon bébé tombe dans le coma. Deux jours interminables. Deux jours pendant lesquels les médecins se montrent extrêmement réservés sur ses chances de survie.

Je comprends leurs paroles, même lorsqu’ils essaient de ménager mon cœur de mère. Un soir, son père vient nous rendre visite. Épuisé, profondément affecté, il me dit : « Je suis découragé, je suis fatigué. Je rentre à la maison. Je laisse ce problème entre les mains de Dieu. Que le Seigneur fasse son travail. Et toi qui restes ici, beaucoup de courage. »

Ma mère, aujourd’hui de regrettée mémoire, parcourt les couloirs de l’hôpital en priant. Ma belle-mère, Mama Bernadette, prie également dans les larmes. Et moi, devant ce petit corps fragile placé sous assistance respiratoire, je supplie Dieu.
« Seigneur, ne me prends pas mon enfant ! » Puis, au deuxième jour, l’inattendu se produit.

Daniel recommence à respirer normalement. Il sort du coma. Mon fils est vivant ! Pour moi, c’était le premier miracle. Mais je ne savais pas encore que nous allions devoir affronter un combat beaucoup plus long.

Cinq années de convulsions, de larmes et d’espérance

Daniel grandit difficilement. Il est fragile, souvent malade, et son développement m’inquiète. Certaines personnes, au lieu de nous encourager, murmurent des paroles terribles : « Dieu nous a montré que cet enfant va mourir… »

Imaginez ce que de telles paroles peuvent provoquer dans le cœur d’une mère qui lutte déjà pour sauver son enfant ! Mais je refuse de laisser ces déclarations devenir notre destinée.

À trois ans, Daniel commence l’école. Puis, vers l’âge de quatre ans, une nouvelle épreuve nous frappe. Mon fils commence à faire des crises d’épilepsie. Lorsque le diagnostic tombe, je suis bouleversée.
« Seigneur, pourquoi ? Pourquoi encore lui ? N’a-t-il pas suffisamment souffert ? Papa, je t’en supplie, ne me prends pas mon fils ! » Commence alors un véritable parcours du combattant.
Une crise par mois. Parfois deux. Des appels incessants de l’école : « Madame, venez chercher Daniel. Il vient encore de convulser. » Je cours. Je le récupère. Je l’emmène à l’hôpital.
Et le mois suivant, tout recommence.

Grâce à Dieu, j’avais les moyens financiers de lui offrir des soins spécialisés. Je l’ai conduit dans de grands hôpitaux à l’étranger, auprès de spécialistes réputés. Examens, consultations, traitements, changements de médicaments… Nous avons tout essayé. Mais les crises persistaient. J’ai alors compris une chose : l’argent peut nous ouvrir les portes des meilleurs hôpitaux, mais il ne peut pas nous garantir la guérison.

Après plusieurs années de déplacements, je décide de poursuivre son suivi au Cameroun.

Je rencontre alors le docteur Nguéfack, un spécialiste qui prendra Daniel en charge avec beaucoup de sérieux et de patience. Il adapte les traitements, réalise les examens nécessaires et m’encourage constamment à respecter les prescriptions.

Je lui en suis profondément reconnaissante. Mais malgré tous ces efforts, les convulsions continuent. Pendant près de cinq années, je vis dans l’angoisse de la prochaine crise. Et pourtant, chaque soir, avant de dormir, un passage biblique me soutient : « Ses bontés se renouvellent chaque matin. » — Lamentations 3:23

Je me couchais dans les larmes, mais je me réveillais avec une espérance nouvelle.
Je me disais : « Peut-être demain, Seigneur. Peut-être que demain sera enfin notre matin. »
Un an passe. Puis deux. Puis trois. Puis quatre. Puis cinq. Je prie. Je jeûne. Je pleure. Je continue les soins.

Et je refuse d’abandonner. CETTE NUIT OÙ TOUT A BASCULÉ
Avec le temps, j’avais tellement observé mon fils que je commençais à reconnaître les signes annonciateurs de ses crises. À l’approche de ces périodes, mon cœur se serrait.

Un jour, après une période intense de jeûne et de prière, je supplie encore Dieu : « Seigneur, épargne-nous ce mois-ci. Je t’en supplie, épargne mon enfant ! »

Puis, une nuit, je fais un rêve. Je vois une personne que je ne connais pas courir vers moi, débordante d’une joie indescriptible.
Elle s’approche et m’annonce : « Maman de Daniel ! Je suis venu te dire que Daniel est guéri ! Le Dieu Tout-Puissant que tu appelles chaque jour l’a guéri ! N’aie plus peur ! Daniel ne convulsera plus jamais ! » Je me réveille brusquement. Mon cœur bat très fort. Je réveille immédiatement mon mari. « Chéri ! Je viens de faire un rêve ! Quelqu’un est venu m’annoncer que Daniel est guéri ! Il m’a dit de ne plus avoir peur ! »

Mon mari m’écoute. Je lis dans ses yeux la fatigue de toutes ces années de souffrance. Il veut croire, mais il a peur d’être encore déçu. Il me répond doucement : « D’accord, chérie. Rendons grâce à Dieu. Espérons que ce sera vraiment le cas. » Mais moi, cette nuit-là, j’éprouve une paix extraordinaire. J’étais convaincue que Dieu venait de me parler. Seulement, le lendemain, il se passe exactement le contraire de ce que j’attendais.

LE LENDEMAIN DU RÊVE… UNE NOUVELLE CRISE ! Daniel part à l’école. Et ce même jour, on m’appelle. Il vient encore de convulser ! Je suis anéantie. Comment comprendre cela ? La nuit, j’entends dans mon rêve : « Daniel est guéri ! »

Et le lendemain, mon fils fait une nouvelle crise ! Je suis déçue, traumatisée, presque découragée. Je cours le récupérer et je l’emmène chez son spécialiste. Le médecin demande un électroencéphalogramme, un examen permettant d’enregistrer l’activité électrique du cerveau.

Habituellement, je connais la durée de cet examen. Mais ce jour-là, l’attente devient interminable.

L’examen dure environ trois fois plus longtemps que d’habitude. Dans le couloir, je commence à étouffer d’angoisse.
« Mon Dieu, que se passe-t-il encore ? Va-t-on m’annoncer une catastrophe ? » Enfin, le médecin me reçoit. Et ses paroles me surprennent. Il m’explique qu’il a prolongé l’examen parce qu’il essaie de comprendre ce qu’il observe.

Malgré la crise survenue le matin même, l’enregistrement ne montre pas, selon ses observations, les anomalies épileptiformes qu’il s’attendait à retrouver. Il a l’impression de ne plus examiner le même enfant. Pour lui, c’est un cas particulièrement étonnant, presque un cas d’école.

Il précise néanmoins qu’il faudra continuer à surveiller Daniel et poursuivre son traitement.
Je l’écoute, bouleversée. Et dans mon cœur, une seule pensée résonne : « Seigneur… serait-ce donc ce que tu m’as annoncé cette nuit ? » ET DEPUIS CE JOUR… PLUS JAMAIS !

Mes frères et sœurs, voici ce qui me bouleverse encore aujourd’hui.
Depuis cette dernière crise, Daniel Oswald Baboke n’a plus jamais convulsé. Ni le mois suivant.
Ni l’année suivante. Ni toutes les années qui ont suivi.

Aujourd’hui, il a 22 ans

Cet enfant dont on redoutait la mort, cet enfant que je portais en urgence d’un hôpital à l’autre, cet enfant pour lequel j’ai versé tant de larmes, est devenu un jeune homme. Il a obtenu son Bachelor en gestion des entreprises et s’est inscrit en Master. Et malgré ses diplômes, il ne reste pas les bras croisés.

Il travaille aujourd’hui comme pompiste dans notre entreprise, JOCCIDALO PETROLEUM, apprenant la valeur du travail, de l’humilité et de la persévérance.

Quand je le regarde aujourd’hui, je revois ce bébé sous assistance respiratoire. Je revois cette mère qui pleurait dans les couloirs des hôpitaux. Je revois ces années de convulsions.

Et je me souviens de cette voix dans mon rêve : « Maman de Daniel, n’aie plus peur. Daniel est guéri ! »
Pour moi, ce qui s’est passé reste un témoignage extraordinaire de la fidélité de Dieu, accompagné des soins et du dévouement des médecins qui ont suivi mon enfant. À TOI QUI LIS MON HISTOIRE… Je ne sais pas quelle montagne se dresse aujourd’hui devant toi.

Peut-être combats-tu une maladie depuis des années. Peut-être as-tu dépensé toutes tes économies pour retrouver la santé. Peut-être pleures-tu pour ton enfant, ton mariage, ton travail ou ton avenir. Peut-être même as-tu commencé à croire que Dieu t’a oublié. Mais aujourd’hui, je voudrais te dire une chose

S’il te plait, ne désespère pas ! Continue de prier. Continue de travailler

Continue de te soigner si tu es malade. Continue de chercher des solutions. Continue de croire, même lorsque tu ne comprends pas tout. Ne confonds jamais le silence de Dieu avec son absence.

Je ne prétends pas que toutes les histoires se terminent de la même manière, ni que la foi dispense des traitements médicaux. Mais je sais ce que j’ai vécu, et je sais combien la prière m’a donné la force de traverser ces années.

À ceux qui ne croient pas en Dieu, je voudrais simplement dire : vous n’êtes pas obligés de partager ma foi pour comprendre la puissance de l’espérance, de l’amour d’une mère et de la persévérance devant l’épreuve.

Et à ceux qui croient, je voudrais rappeler cette parole : « Car c’est une prophétie dont le temps est déjà fixé […] si elle tarde, attends-la, car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement. » — Habacuc 2:3

Pendant des années, j’ai attendu. Pendant des années, j’ai pleuré. Mais chaque matin, je me suis accrochée à cette promesse : les bontés de Dieu ne sont pas épuisées.Daniel est vivant. Daniel a grandi. Daniel étudie. Daniel travaille. Daniel construit son avenir. Et depuis cette fameuse journée, il n’a plus jamais fait de crise d’épilepsie.

Alors, si tu traverses aujourd’hui une nuit interminable, je te laisse cette pensée : Ne laisse pas la longueur de ton combat te faire oublier la valeur de ton espérance. Car parfois, après des milliers de larmes, un seul matin suffit pour donner un nouveau sens à toute une histoire.
À Dieu soit toute la gloire ! Avec foi, amour et reconnaissance,

Prophétesse Crescence Baboke
Maman de Daniel Oswald Baboke