« Faits d’arme en matière de journalisme : voici pourquoi Benjamin Zebaze est un nain à côté du DP de Kalara », c’est comme cela que Christophe Bobiokono a titré une sortie publiée sur les réseaux sociaux. Il se compare au journaliste Zebaze qui n’a pas non plus sa langue dans la poche.
Je me permets de parler sommairement de mon parcours dans la presse aujourd’hui, en espérant taire une fois pour toutes ces voix qui me demandent de parler de mes faits d’armes dans le journalisme à la suite des divagations de l’ancien DP de Challenge Hebdo en la matière.
Des voix manipulées et parfois fanatisées sur la base d’arguments tribaux véhiculés par des personnes comme Benjamin Zebaze, dans son œuvre continuelle de réécriture de l’histoire de la presse du Cameroun et avec l’espoir vain de voir son nom inscrit parmi les sommités de notre corporation. Je me plie à l’exercice à mon corps défendant.
Quand je suis nommé par décret présidentiel au CNC en 2013, je suis le secrétaire général de l’Union des journalistes du Cameroun (UJC), association corporatiste créée en 1996 par la crème du journalisme de notre pays et qui a déjà connu Amadou Vamoulké et Célestin Lingo comme présidents exécutifs. Je suis donc l’un des lointains successeurs de Boh Herbert.
Comme membre du Bureau exécutif de l’UJC, j’ai participé à diverses formations dispensées par des experts canadiens sur l’autorégulation des médias, notamment les principes de fonctionnement d’un tribunal des pairs, ayant abouti à la création du Conseil camerounais des Médias (CCM), organe d’autorégulation professionnel dont Pius Njawe avait convoité, un moment, la présidence alors occupée par Essama Essomba. Rien que sur cette base, il n’y a qu’un parfait inculte pour oser parler de moi comme d’un garçon « pratiquement inconnu du bataillon » dans les milieux de la presse au Cameroun en 2013.
Lauréat de l’Esstic option presse écrite en 1996, j’ai travaillé entre 1997 et 2009 au sein de la South Media Corporation (SMC, la société éditrice notamment du quotidien Mutations), tour à tour comme reporter, chef des rubriques société et économie, chef du Desk de Douala, rédacteur en chef adjoint de Mutations, rédacteur en chef des Cahiers de Mutations et rédacteur en chef du magazine hebdomadaire du football Ndamba.
Après la SMC, j’ai été rédacteur en chef délégué de Africa International, magazine mensuel panafricain de Marie Roger Biloa. Je viens de créer Mount Cameroon Communication Group (M2CG-Sarl), la société éditrice de Kalara qui est aujourd’hui le leader incontesté de la presse en matière de couverture de l’actualité judiciaire. Il n’y a qu’un mythomane, au regard d’un tel parcours, pour me demander en 2024 mes faits d’armes dans la profession…
Pendant la période de gestation de Kalara, j’ai créé et animé un blog, toujours consultable en ligne, dans lequel j’ai publié de nombreux articles à succès, comme cette enquête sur les financements occultes attribués à certains journaux par le Directeur du Cabinet civil de la présidence de la République et le ministère de la Communication sous M. Issa Tchiroma, à l’occasion de la présidentielle de 2011, alors que les candidats à cette élection n’avaient pas encore reçu le financement officiel de leur campagne.
Cet article, c’est la raison de la fierté que j’en tire, a été repris et publié en intégralité par une bonne dizaine de journaux camerounais et par une vingtaine de portails en ligne. Il s’agit de la reconnaissance par toute la corporation du travail d’un journaliste professionnel. Et ce n’est pas un fait isolé ! Il est étonnant que M. Zebaze soit frappé d’amnésie devant un tel succès professionnel.
Dois-je encore étaler mon investissement dans le cadre de l’UJC pour l’amélioration du cadre d’exercice de la profession de journaliste au Cameroun ou mon engagement pour la liberté d’expression et la liberté des journalistes ? Vous conviendrez avec moi que ce n’est pas nécessaire. Kalara est consultable en ligne et chacun peut y lire mes contributions. De toutes les façons, je n’ai pas besoin de plus pour montrer qu’en matière de journalisme, M. Zebaze est un nain à mes côtés. Ce qui est tout à fait logique puisqu’un imposteur ne peut tenir la concurrence devant un journaliste professionnel établi.









