Actualités of Wednesday, 5 August 2026
Source: www.camerounweb.com
C'est une situation bien étrange et excessivement touchante. Le vigile a longtemps été en service. À la porte de la retraite après 22 ans de service, il dénonce. Qui ? La Fédération des églises adventistes de l'Ouest-Cameroun. Les détails livrés par le lanceur d'alerte Boris Bertolt.
Monsieur Dezele Jean est un employé de la Fédération des églises adventistes de l'Ouest-Cameroun en service depuis 2004. De 2004 à 2026, donc 22 ans, il y a travaillé comme vigile avant d'apprendre qu'il sera bientôt mis à la retraite.
Quand on le lui a annoncé, Dezele constate à son détriment qu'il n'a jamais fait de cotisation de CNPS, du moins l'entreprise, la Fédération des églises adventistes de l'ouest-Cameroun, n'a jamais fait de cotisation pour Dezele et n'a jamais payé d'indemnité quelconque à l'homme et la même Fédération ne lui a jamais donné de congé.
Le vigile constate également que jamais la fédération n'a payé des impôts en son nom alors qu'il travaille pour cette fédération depuis 22 ans pour des salaires soit de 30 000 ou de 40 000 francs qu'on lui verse chaque fin de mois.
Il entreprend donc une démarche auprès des autorités compétentes du pays. Il saisit l'Inspection du travail pour qu'elle puisse saisir la Fédération de l'église adventiste de l'Ouest-Cameroun pour entrer dans ses droits. C'est ainsi qu'il saisit l'Inspection du travail qui décide à son tour de convoquer les responsables de l'église pour les écouter.
Quand Dezele dépose le document à la Fédération dont le siège est à Bali, à Douala, les responsables de la structure, notamment le trésorier, Batanti Dieudonné, répond que l'église ne va pas déférer à cette convocation parce qu'il n'est pas lié à l'église par un contrat de travail. Pourtant, au mois de décembre dernier, l'église, après les plaintes de Dezele, l'a appelé pour tenter de faire avec lui une sorte d'arrangement à l'amiable.
Devant les supplications des responsables de l'église qui ne souhaitaient pas que l'affaire fasse grand bruit, Dezele est resté calme, pensant qu'ils devaient réagir, mais ils n'ont jamais fait signe jusqu'aujourd'hui. Face à cette situation désespérée avec ses cinq enfants et lui aujourd'hui sur le chemin de la retraite, il se sent abusé et appelle au secours pour que les responsables de l'église adventiste, la Fédération puissent lui permettre de rentrer dans ses droits.