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Faits Divers of Thursday, 21 October 2021

Source: www.camerounweb.com

Cameroun : ‘en prison, mon mari continue de fréquenter sa maîtresse’

Image illustrative Image illustrative


• Elle a fait plus de 25 ans de mariage

• Elle subit des violences conjugales et l’homme entretient beaucoup de relations dehors

• Même en prison, le monsieur continue de fréquenter ses maîtresses


C’est une histoire déchirante qu’une Camerounaise a bien voulu partager avec ses compatriotes pour prendre des conseils afin de savoir ce qu’elle devrait faire. Elle est dans un état indescriptible du fait de la souffrance que lui fait subir son mari. Elle se dit désespérée.

C’est une histoire est assez émouvante : « Je suis mariée ça fait 25 ans aujourd’hui, à celui qui était mon camarade de classe à l’époque. J’ai enduré des humiliations de lui, passant par des infidélités, les bastonnades, les MST, DIEU merci je n’ai pas attrapé le VIH. Il faut dire que j’ai grandi dans ce mariage car c’est à mes 19 ans que je me marie et venant d’une famille très pauvre, le mariage était en quelque sorte pour moi une porte de sortie de cette misère, et grâce à mon mari, j’ai un boulot jusqu’à aujourd’hui », relate-t-elle
Sa mésaventure est terrifiante. Son histoire rocambolesque. « Pendant longtemps nous avons eu des problèmes pour avoir des enfants, mais par la grâce de Dieu nous avons 2 garçons de 9 et 11 ans. Mon mari entre temps passait son temps à investir auprès de ses différentes maitresses mais malgré tout notre argent nous avons juste pu construire une seule maison et encore c’était sous les coups de poings de mon mari, les pleurs ABK (radio à laquelle elle a fait la confidence, Ndlr) tout ça parce que je suis une femme soumise. Je vous épargne le nombre de fois que ses maitresses sont venues m’agresser à domicile, me demandant même de libérer la maison », raconte-t-elle.

Mais à un moment donné, tout a basculé pour ce couple avec les mésaventures de l’homme.
« Il y a 5 ans exactement, il a eu un gros problème à son travail ; comme beaucoup de ses collègues il a perdu son travail et pour payer les avocats et les négociations afin de lui éviter la prison on a dû vendre la seule et unique maison que nous avions mais malgré ça il a écopé de 8 ans de prison. J’ai dès lors souffert seule avec mes enfants et sa famille, je suis retournée en location. On a un petit terrain qui nous a été donné comme cadeau de mariage et qui vaut 10 ou 12 millions de FCFA aujourd’hui. Depuis quelques temps quand je vais lui rendre visite en prison il me demande de lui apporter les papiers dudit terrain car il voudrait que son avocat l’aide à vendre ; ça me semblait absurde car c’est la seule chose qu’il nous reste pour se relancer lorsqu’il sortira vu qu’il ne pourra plus travailler. J’ai essayé de le raisonner fatigué, mais rien. C’est alors qu’une personne m’informe qu’en fait il bénéficie des sorties de quelques weekends, chose que j’ignorais complètement. En fait lorsque mon mari sort, au lieu de venir nous voir nos enfants et moi, il va directement chez sa maitresse et cette dernière était même enceinte et a accouché ; c’est chez elle que monsieur va à chacune de ses sorties », décrit-elle.

« J’ai été le confronter et il me l’a confirmé en me disant que vu mon âge avancé il avait encore besoin d’enfants. Aujourd’hui je suis partagé entre l’humiliation, la colère, les regrets, que j’ai décidé de divorcer, vendre ce terrain et partir. Mais il a envoyé sa famille me supplier de rester, soit disant qu’il ne survivra pas car un homme comme lui en prison est déjà mort psychologiquement, que c’est grâce aux enfants et moi qu’il tient, et c’est juste l’envie de devenir père qui l’a conduit à faire cet enfant. Il voulait pourtant vendre la seule chose qu’il nous reste et à mon avis ceci pour subvenir aux besoins de sa maitresse et leur enfant. Si je vends ce terrain et je divorce serai-je une mauvaise épouse ? Je suis dépassée et morte dans ma tête. Je ne sais quoi faire, lui pardonner ? Ou partir après toutes ces années ? Besoin de vos conseils », a-t-elle conclu.

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