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Actualités of Tuesday, 9 November 2021

Source: Le Messager

Cameroun : bientôt un badge numérisé pour les conducteurs de taxi

Bientôt un badge numérisé pour les conducteurs de taxi Bientôt un badge numérisé pour les conducteurs de taxi

Cette carte contribuera non seulement à réduire le phénomène de grand banditisme qui va croissant dans le secteur d’activité, mais aussi à bien organiser le domaine qui atténue le chômage au quotidien. A partir du 1er décembre 2021, les conducteurs de taxis de ville crédibles devront avoir, un badge accroché à leur cabine.

Un élan qui vise dans un contexte particulier, la réduction de l’insécurité grandissante, la recrudescence des agressions et vols de tout genre perpétrés à travers les taxis dans les grandes villes. Voilà le sens à donner au point de presse du 05 novembre dernier donné par les syndicats des conducteurs professionnels de taxis à Yaoundé. A en croire le collectif, sur ce document dont le coût s’élève à 7 500 Fcfa, seront clairement mentionnés en caractère : le Nom du conducteur ; son numéro de téléphone ; celui d’une personne à contacter en cas de besoin.

Aussi, les numéros du permis de conduire, de châssis et la marque du véhicule. Mais également le nom de la commune dans laquelle, il exerce ; son matricule et son code Qr. Toutes ces informations seront répertoriées dans une plateforme numérique nationale coordonnée par le ministère des Transports (Mint). Assainissement et sécurité Selon les commanditaires, cette opération « spéciale Can », concerne toutes les villes du Cameroun. Patrick Samen, président du Syndicat national des conducteurs des transports urbains, interurbains et routiers du Cameroun (Synatuicam), explique la légitimité de cette opération : « il y a une porte ouverte pour les truands dans la profession. Beaucoup des chauffeurs qui exercent n’ont par exemple pas de capacité. Le processus d’assainissement que nous venons de mettre sur pied sera valable pour 05 ans et reste applicable avant, pendant et après la Coupe d’Afrique des nations ».

Au Synatuicam, l’on plaide pour une revalorisation du métier de taximen. Cette opération servira de passerelle vers des mesures plus restreintes. « Le chauffeur de taxi aujourd’hui n’arrive plus à s’en sortir parce que le milieu est déjà pris en otage par des mercenaires. Nous voulons commencer par-là, pour aller dans la lutte contre le transport clandestin. Le gouvernement et les forces de maintien de l’ordre se sont dits prêts à nous accompagner ». Ainsi le ton donné, place à l’applicabilité. Cependant, serait-il possible d’atteindre le chemin de la liberté ? Difficile de répondre avec certitude tant le corps des chauffeurs de taxi est devenu l’enjeu de véritables batailles d’influence politique. Composée en grande majorité de jeunes, dont certains, bardés de diplômes tirent le diable par la queue. Et leurs éruptions de colère sont loin d’être rares.

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