Le Cameroun et la Pologne veulent rapprocher formation professionnelle, numérique et besoins des entreprises. La première consultation politique crée un cadre ; il reste à définir des métiers, des centres, des financements et des résultats vérifiables.
La session du 26 octobre a été coprésidée par Félix Mbayu et le vice-ministre polonais Wojciech Zajączkowski. Les délégations ont abordé les dimensions politiques, juridiques, économiques, commerciales, culturelles et scientifiques. Lors d’une audience séparée avec le ministre Mounouna Foutsou, la partie polonaise a proposé de partager l’expérience acquise depuis trente ans dans la modernisation de son enseignement professionnel, notamment la relation avec les entreprises et les technologies numériques.
Le Cameroun cherche à mieux relier ses centres de formation à l’emploi à travers des programmes comme Un jeune, un métier, un emploi. Copier un modèle étranger serait toutefois insuffisant. Les secteurs, la taille des entreprises et les ressources pédagogiques diffèrent. Une coopération utile pourrait commencer par quelques filières où la demande est documentée : maintenance industrielle, automatisation, énergie, logistique, cybersécurité ou agrotransformation. Les formateurs devraient être accompagnés dans la durée et les équipements entretenus localement.
Aucun volume de financement, nombre de bénéficiaires ou calendrier n’a été annoncé. L’audience doit donc être présentée comme une ouverture et non comme un programme déjà opérationnel. Les deux gouvernements gagneraient à publier une feuille de route avec centres pilotes, partenaires privés et taux d’insertion. La formation professionnelle ne vaut pas par le nombre de certificats, mais par la capacité des diplômés à exercer un métier digne. La prochaine étape doit quitter le langage général de la coopération pour entrer dans l’atelier.









